1 avril 2021
Ville de Saint-Hyacinthe
Échos du conseil
Par: Rémi Léonard

La Ville de Saint-Hyacinthe pourrait obtenir une subvention intéressante pour son projet d’aménagement de la nouvelle bibliothèque municipale au 2175, rue Girouard Ouest. Photothèque | Le Courrier ©

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Nouvelle bibliothèque : une possible subvention

Saint-Hyacinthe pourrait finalement obtenir une subvention du ministère de la Culture pour sa future bibliothèque. Si aucune demande n’a été faite au début du projet, une opportunité se présente maintenant en lien avec l’acquisition du mobilier qui viendra meubler cette bibliothèque.

Réalisée pour le compte de la Médiathèque maskoutaine, la demande de subvention pourrait mener à l’obtention d’une aide représentant jusqu’à 70 % des coûts d’acquisition, a indiqué le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau.

Puisque cette somme représente 2,3 M$, la subvention pourrait donc atteindre 1,61 M$. Rappelons que le règlement d’emprunt pour l’aménagement de la nouvelle bibliothèque s’élevait à 14,8 M$, alors que l’acquisition de l’immeuble a coûté 9,7 M$.

Contrat illégal : le maire réagit

En ouverture de la séance du conseil du 15 mars, le maire Claude Corbeil a abordé la question du contrat illégal octroyé par la Ville en 2018, une information dévoilée récemment par l’Autorité des marchés publics. Pour résumer les faits, la Ville avait donné un contrat de transport de plus de 1 M$ à une entreprise qui ne possédait pas l’autorisation nécessaire pour soumissionner, un accroc à la Loi sur les contrats des organismes publics. « Quand j’ai appris cette nouvelle il y a quelques jours, tout comme vous, je n’étais clairement pas heureux », a-t-il débuté, ajoutant que les élus ont alors demandé à l’administration municipale « de rendre des comptes ».

Il a ensuite expliqué comment les responsables de l’approvisionnement ont erronément appliqué les dispositions relatives aux contrats de moins de 1 M$ dans ce dossier. Les nouvelles exigences sont entrées en vigueur en 2015, mais il s’agissait du premier contrat pour des services de nature technique de plus de 1 M$ accordé depuis, a fait savoir M. Corbeil. Au final, il s’agit d’une « erreur administrative », mais « les gestionnaires concernés ont corrigé le tir depuis », a-t-il assuré. « Notre rôle comme conseil n’est pas de scruter sur le plan technique chacune des pages de chacun des contrats », a-t-il aussi justifié.

Crise du logement : un coup de pouce

La Ville a soumis en mars une demande à la Société d’habitation du Québec pour obtenir une aide d’urgence afin de faire face à la pénurie de logements locatifs. Vu la situation à Saint-Hyacinthe, où le taux d’inoccupation des logements frôle le zéro, se qualifier à ce programme n’a pas été un problème. L’aide permettra de financer à 50 % l’embauche d’un employé temporaire à l’Office d’habitation des Maskoutains et d’Acton qui sera chargé de rechercher et de mettre à jour l’offre existante en logement au bénéfice de ceux qui se cherchent un toit, a expliqué M. Bilodeau. L’aide se chiffre à 3800 $.

Acquisitions confirmées

Deux acquisitions municipales déjà connues ont été confirmées le 15 mars par le conseil municipal. La première, sur la rue Girouard Ouest, a été réalisée dans le but de créer 21 nouveaux logements abordables au centre-ville. La vente s’est conclue à 970 000 $ et le bâtiment a ensuite été revendu 400 000 $ à Habitations Maska pour permettre la réalisation du projet, ce qui constitue une contribution municipale de 570 000 $.

L’autre transaction concerne un duplex sur la rue de la Concorde Nord, près du pont Morison, acquis pour 188 000 $. Tel que mentionné dans notre édition du 21 janvier, il s’agit d’une autre action de la Ville dans le but de se donner de l’espace lorsque viendra le temps de réaménager la promenade Gérard-Côté. Elle fait suite à l’achat de quatre autres immeubles semblables dans la même zone.

Groupe Maurice a le feu vert

Quelques projets immobiliers en préparation à Saint-Hyacinthe sont maintenant parvenus au bout de leur processus de modification réglementaire. C’est le cas du projet de résidence du Groupe Maurice, qui fera jusqu’à 14 étages et comptera 348 unités sur le boulevard Casavant Ouest. Il s’agissait de la deuxième procédure, la première ayant été retirée à la suite de la réception de près d’une cinquantaine de demandes de tenue de registre. Le second processus n’était pas soumis à l’approbation référendaire en vertu d’une disposition légale permettant cette exception pour les projets qui s’adressent à des « personnes ayant besoin de soins ».

À la même séance, les plans pour la construction de L’Oracle, situé dans le secteur Douville, ont aussi été approuvés. Il s’agit d’un projet immobilier de 37 unités réparties sur quatre étages. Pas très loin, au carré Albany-Tétrault, trois bâtiments de quatre à cinq étages totalisant 42 unités ont également reçu leur approbation.

Enfin, du côté du site de l’ancienne boulangerie Pinsonneault, le projet en préparation s’est quant à lui vu retiré du processus réglementaire en cours. C’est simplement parce que « le requérant souhaite apporter des modifications » à son projet, a indiqué le directeur général de la Ville. Il devrait donc revenir sous peu au conseil. Jusqu’ici, on parlait d’un immeuble de six étages comptant 78 unités et deux paliers de stationnement souterrain.

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