9 juin 2016
Ville de Saint-Hyacinthe
Embauche critiquée par Barré et Leclerc
Par: Benoît Lapierre
Le conseiller Alain Leclerc  Photothèque | Le Courrier ©

Le conseiller Alain Leclerc Photothèque | Le Courrier ©

L’embauche d’une résidente de Sorel-Tracy pour combler un poste de secrétaire au Service du génie de la Ville de Saint-Hyacinthe a suscité des protestations de la part des conseillers Bernard Barré et Alain Leclerc, lundi soir.

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« Pour moi, c’est une question de principe : embaucher une secrétaire de Sorel-Tracy, ce n’est pas acceptable », a lancé Bernard Barré, qui n’en était pas à sa première sortie du genre sur une recommandation d’engagement.

Mais cette fois, il n’a pas été le seul à réagir au sujet du lieu de résidence du candidat choisi. « Ça ne me rentre pas dans la tête qu’on ne puisse pas trouver une secrétaire à Saint-Hyacinthe. On n’est même pas foutu d’en trouver une dans toute la MRC! », a renchéri son collègue Alain Leclerc.

Après une brève intervention du maire Claude Corbeil – il a déclaré que le processus de sélection avait été mené correctement -, c’est la conseillère Johanne Delage qui a bondi de son siège. « Je suis complètement à l’encontre de la position de mes collègues », a-t-elle laissé tomber, sèchement, sans autre commentaire.

Tout juste après la séance, elle a confié au COURRIER que le comité de sélection dont elle faisait partie avait eu d’excellentes raisons de recommander l’embauche d’une candidate de l’extérieur – Chantal Morin, de Sorel-Tracy, en l’occurrence – pour le poste en question. « Sur les 19 candidatures qu’on a reçues de Saint-Hyacinthe, 17 ne répondaient pas aux normes minimales d’embauche », a-t-elle souligné.

Au point de presse qui a suivi, le directeur général, Louis Bilodeau, a confirmé le tout. Il a précisé qu’en tout, 41 personnes avaient soumis leur candidature pour obtenir ce poste à 32 heures et demie par semaine, avec rémunération annuelle de 34 100 $ à l’entrée. Cinq candidats ont été invités aux tests, dont deux provenant de Saint-Hyacinthe, puis trois ont été retenus pour les entrevues. M. Bilodeau certifie qu’à la fin, le comité a choisi la meilleure candidature. Il a expliqué que, légalement, la Ville ne pouvait pas avantager systématiquement les candidats de Saint-Hyacinthe, ou encore lancer un appel de candidatures qui ne s’adresserait qu’à eux, mais qu’elle demeure sensible à cette dimension du lieu de résidence.

Il a souligné que pour le poste d’agent de bureau à l’administration qui a aussi été comblé lundi au Service des travaux publics – 35 heures par semaine, salaire annuel de 34 000 $ – la Ville avait pu retenir au premier tri que des candidats maskoutains. « Sur les 190 candidatures reçues, 69 provenaient de Saint-Hyacinthe, ce qui fait que nous avons pu inviter que des Maskoutains qualifiés pour les examens. Sur les 13 choisis, six ont passé l’entrevue. » C’est finalement Véronique Robitaille – une Maskoutaine qui réside dans le district Saint-Joseph, a précisé Johanne Delage -, qui a été embauchée.

« Pour l’autre poste, l’explication, c’est sans doute que les bonnes secrétaires de Saint-Hyacinthe sont déjà en emploi. La règle, c’est qu’on embauche les meilleurs candidats, et si ce sont des gens de Saint-Hyacinthe, ce sont eux qui sont choisis, c’est sûr et certain », affirme Louis Bilodeau.

Toujours lundi, le conseil a comblé un troisième poste syndiqué, cette fois au Service de la sécurité publique, en embauchant un résident de Victoriaville, Frédéric Moisan, à titre d’inspecteur en prévention à 32 heures et demie par semaine. M. Moisan, un ancien employé temporaire au même service, touchera 42 438 $ par an à l’entrée.

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