18 février 2016
En guise de digestif
Par: Martin Bourassa
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Petit retour sur la conférence à saveur économique prononcée récemment par le maire Claude Corbeil devant la Chambre de commerce.

Une fois de plus, il faut saluer l’initiative de celui qui en était à une ­troisième présence devant ce parterre de gens d’affaires. C’est potentiellement ­intéressant de pouvoir voir et entendre le maire discourir sans filet, une fois par ­année, sur les réalisations et les priorités de son administration.

Potentiellement intéressant, car encore faut-il avoir quelque chose de neuf à livrer.

Au niveau du contenu, le menu 2016 ­ressemblait étrangement à celui de l’an ­dernier. Les convives sont d’ailleurs demeurés sur leur appétit, d’autant plus qu’on leur avait fait miroiter une grosse annonce de la part du premier magistrat.

Savante stratégie marketing pour vendre des billets sans doute. Ceux qui comme ­André H. Gagnon attendaient une annonce au sujet du centre de congrès, notamment le choix d’une bannière ou d’un opérateur, sont repartis bredouilles.

Le maire n’avait rien de nouveau à ­annoncer sur le sujet. Les seules nouvelles qu’il aurait pu annoncer n’auraient pas été positives puisque l’échéancier accuse déjà un léger retard. Selon nos informations, les plans et devis ne sont pas terminés, si bien que l’appel d’offres pour le choix d’un entrepreneur a dû être repoussé. Une mise en chantier au début avril ne tiendrait plus. Juin semble déjà plus probable.

Cela dit, le maire Corbeil a quand même fait passer d’intéressants messages. Comme l’annonce voulant que la Ville ­s���apprête à rouvrir l’entente sur le financement des équipements et des services ­supralocaux en matière de loisirs. En deux mots, il a mis la table pour que soit revues à la hausse les cotisations des municipalités rurales pour permettre aux non-résidants d’utiliser les services de la Ville-centre.

De toute évidence, l’indexation annuelle associée à l’ancienne entente négociée à la dure entre Saint-Hyacinthe et ses voisines ne répond plus aux attentes de la Ville. Mais si ces négociations sont à l’image de celles entourant le fonctionnement du centre des arts, notre journaliste aux affaires municipales ne chômera pas en 2016.

Claude Corbeil a aussi mentionné que la Ville avait rencontré la direction du Canadien National (CN) en janvier à propos du ­prolongement du boulevard Casavant. Le CN aurait ouvert la porte à la préparation des plans et devis pour 2016, en prévision de ­travaux éventuels en 2017, si la Ville confirme ses intentions. Sauf qu’en entrevue, le maire a encore soufflé le chaud et le froid quand il a été question du financement.

S’il n’en tient qu’au maire, des subventions sont essentielles pour mener ce projet à bon port, mais il reviendra au conseil de statuer si jamais elles ne viennent pas.

Au niveau du train de banlieue, il a fait ­allusion à une timide relance du projet, tout en présentant la possibilité d’une navette d’autobus express en direction de ­Longueuil en guise de prix de consolation. Bref, l’an prochain, le maire aurait intérêt à resserrer son discours au lieu de s’étendre sur une quinzaine de points qui semblent avoir toute la même importance et à se ­garder en réserve une véritable annonce.

Celle qu’il sera ou pas candidat aux ­élections de novembre par exemple.

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