24 mars 2016
En route vers le 50e du soccer organisé à Saint-Hyacinthe (9)
Par: Le Courrier
L’arrivée en ligue provinciale amène de nouveaux entraîneurs : Bernard Lachance (gérant), Daniel Patenaude (féminine), Jocelyn Joseph (provinciale), Luis Nuñez Ochoa (honneur) et Léo-Patrick Morey (junior). Collection Centre d’histoire CH380.

L’arrivée en ligue provinciale amène de nouveaux entraîneurs : Bernard Lachance (gérant), Daniel Patenaude (féminine), Jocelyn Joseph (provinciale), Luis Nuñez Ochoa (honneur) et Léo-Patrick Morey (junior). Collection Centre d’histoire CH380.

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En l’année 1988, voyant la grande ­difficulté de se ressourcer, le Milano ­décide de se retirer de la division d’honneur après dix saisons. La concurrence exercée par les troupiers des Automobiles FM, ancien nom de Volkswagen Saint-Hyacinthe, se fait lourdement sentir au niveau du recrutement.

Les jeunes joueurs locaux avaient ­tendance à retrouver leurs amis et se joindre à la jeune équipe, ce qui laissait le Milano avec une équipe vieillissante et multiethnique. Ce sont donc les automobiles FM qui représenteront Saint-­Hyacinthe au niveau senior, division d’honneur. Les résultats de ces derniers furent très décevants. Leur manque ­d’expérience fut flagrant et ils se battirent toute la saison pour ne pas terminer d­erniers.

Le soccer mineur resta de son côté ­sensiblement identique. Le membership stagnait autour de 600 joueurs. Quatre tournois locaux vinrent égayer la saison. Tout d’abord, la Classique Sport Expert se poursuivait pour une deuxième année. Les sixième Championnats sportifs ­maskoutains continuèrent dans plusieurs disciplines. Le soccer se déroula les 12, 13 et 14 août sur les terrains de la PHD. Michel Barnabé en fut le maître d’oeuvre. Sainte-Rosalie organisa un tournoi atome moustique et pee-wee. La dernière activité sera le premier Tournoi Mini-Milano des Loisirs Saint-Sacrement, qui deviendront par la suite les Loisirs Bourg-Joli à la suite d’une fusion avec les Loisirs Sacré-Coeur.

Ce tournoi qui deviendra rapidement un festival, réunissait des jeunes garçons et des filles de 6 ans et moins, sur des terrains de 40 mètres par 25 mètres, avec des ­ballons numéro 3 et des petits buts conçus pour eux. Lors de la première édition, il y avait neuf équipes : Saint-Sacrement (2), Sacré-Coeur, La Providence, Assomption, Sainte-Rosalie, Sainte-Madeleine, Saint-Thomas-d’Aquin et Douville. Les premiers champions furent La Providence.

Il y eut quelques années de tournois, mais rapidement les organisateurs ­préférèrent se tourner vers un événement dit participatif. Les initiateurs de ce ­festival furent : Dyonisyos Vertzagyas, Julie Savignac, André Bourgeois et P.A. ­Mathieu, alors président des Loisirs Saint-Sacrement.

En 2015, la 28e édition fut tenue, au même endroit que la première édition. Aujourd’hui, à la veille du 50e anniversaire du soccer maskoutain, on peut affirmer l’importance de cette classique qui donna le goût de jouer au ballon rond à des ­milliers d’enfants. À travers les différentes décennies, on a pu constater la grande quantité de joueurs élites ayant participé à cet événement. Et que penser de l’atteinte du nombre extraordinaire de 2700 joueurs inscrits dans les années 2000?

Au niveau sénior compétitif, l’hiver 1988-1989 a été marquant pour la suite du soccer compétitif. Les décideurs ­cherchaient une façon de relancer ce ­calibre dans la région. On se souvenait de la décennie glorieuse du Milano et de l’entrée mitigée des Automobiles FM. Les anciens du Milano voulaient renouer avec la compétition et les jeunes des ­Automobiles FM voulaient poursuivre leur apprentissage.

Des rencontres entre les dirigeants des deux équipes furent organisées en compagnie des deux commanditaires qui ­donnèrent leur appui à une fusion des deux groupes. Leur réunion permit de structurer un club de trois équipes de ­calibres différents. La dernière rencontre eut lieu aux Loisirs Sacré-Coeur, en présence de la majorité des joueurs. L’entente fut conclue et la saison 1989 se déroula sous le vocable FM-Milano. Ne pouvant assister à cette réunion d’importance l’imprévisible Dyonisyos Vertzagyas y délégua son livreur Denis Lévesque pour filmer la rencontre.

L’équipe phare évolua en ligue interrégionale, la deuxième équipe, en division d’honneur régionale et la dernière, dans une ligue rurale nommée Pétro-T. Le gérant de toute l’organisation fut Bernard Lachance qui vit deux de ses trois formations remporter le championnat. Avec sa première place, l’équipe la plus forte se voyait désignée pour représenter la LIZ 2, Rive-Sud, Richelieu-Yamaska, Sud-Ouest, Estrie et Centre du Québec, contre les champions des trois autres ligues interrégionales du Québec.

Alors que l’équipe se préparait pour le tournoi annuel dit « de la montée », les ­Maskoutains apprirent la disqualification d’un de leurs opposants. Ainsi, un passage pour la Ligue Élite du Québec s’ouvrait pour les nôtres. Pour Bernard Lachance, c’était une chance unique de se frotter aux plus puissantes équipes du Québec. Cependant, pour Dyonisyos Vertzagyas c’était une qualification trop facile. Néanmoins, cette ­qualification obligera le club à s’impliquer auprès du mineur élite maskoutain, ce qui devrait assurer la pérennité du soccer ­mineur et une synergie nouvelle.

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