27 juin 2019
Commission scolaire de Saint-Hyacinthe
Encore Noël en juin
Par: Martin Bourassa

Pour une deuxième année consécutive, la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe a été gâtée par le gouvernement du Québec. Et comment!Aux quelque 41 millions (M$) qu’elle a reçus l’an dernier pour agrandir l’école de Saint-Dominique et ajouter une nouvelle école secondaire à Saint-Hyacinthe s’ajouteront bientôt 16,1 M$ pour agrandir les écoles de Saint-Pie et Saint-Simon, puis bâtir une toute nouvelle école primaire à Saint-Hyacinthe.

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Considérant l’investissement total requis pour cette école primaire, c’est une somme avoisinant les 50 M$ que la CSSH va investir à Saint-Hyacinthe pour ajouter simultanément une école primaire et l’équivalent d’une école secondaire.

Sans parler de l’agrandissement de l’école des Passereaux qui vient d’être confirmé. C’est assez inédit et fabuleux quand on y pense et cela ne fera pas de tort, car nos infrastructures scolaires sont vieillissantes et surchargées à bien des endroits.

La CSSH en aura plein les bras pour orchestrer tous ces chantiers et dénicher des entrepreneurs prêts à mener ces chantiers dans les budgets et les échéanciers fixés. L’abondance de projets risque d’ailleurs de se traduire par une inflation des prix et une rareté de la main-d’œuvre en Montérégie. Au total, le ministre de l’Éducation a annoncé des investissements de 1,7 milliard dans les écoles du Québec, ce qui renvoie au discours inaugural de François Legault devant l’Assemblée nationale en novembre, lui qui avait annoncé un redressement national en éducation.

Disons qu’il vient de passer de la parole aux actes, même si l’entêtement qu’il démontre dans le dossier des maternelles 4 ans fait bien des sceptiques.

Mais investir dans la brique et le mortier pour revamper les écoles est beaucoup moins controversé et tout aussi nécessaire. La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement a répondu favorablement à pratiquement tous les besoins de la CSSH, elle qui a épuisé sa liste de priorités. Il faut croire qu’elle avait bien fait ses devoirs et que la députée Chantal Soucy a été une élève efficace pour faire cheminer nos demandes, car tant nos écoles primaires que secondaires seront en mesure de bien répondre aux besoins de nos communautés pendant quelques années. Et puisque le contenant sera à la hauteur, on pourra concentrer nos efforts sur le contenu. S’assurer que la main-d’œuvre sera en nombre suffisant du côté des enseignants, des professionnels et des spécialistes de tout acabit est criant.

Le défi reste colossal en éducation. Et considérant tout le travail qui reste à accomplir pour concrétiser le redressement recherché par le gouvernement Legault, le moment ne semble pas tellement propice pour attaquer de front nos structures. Je persiste à croire que les commissions scolaires font davantage partie de la solution que du problème, même si un peu de ménage dans la gouvernance ne serait pas de trop.

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