7 mars 2013
Encore!
Par: Pierre Bornais
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Combien faudra-t-il de faux pas pour que le gouvernement Marois fasse sienne l’obligation de transparence qui lie désormais tous les niveaux de pouvoir? Après les nombreuses tergiversations qui ont marqué le début de son mandat, on serait en droit de s’attendre à plus de maturité de sa part. Et que tout cela lui a servi de leçon.

Ce ne semble pas être le cas, avec le dossier sur l’aide sociale, piloté par la ministre Agnès Maltais qui, une fois encore, ressemble à une opération d’improvisation. Les partis d’opposition n’ont pas manqué l’occasion de le souligner, rejoints sur ce dossier par tous les commentateurs, éditorialistes et analystes politiques. Et plus la ministre Maltais tente d’expliquer la portée réelle de la mesure anticipée, et son objectif ultime, plus les réactions laissent présager un front commun qui obligera sans doute Québec – une fois encore – à faire marche arrière. Lorsqu’elle affirme qu’elle veut lutter contre la pauvreté et améliorer le sort des personnes concernées, personne ne la croit vraiment. Plaider la charge de travail, les dossiers urgents et tout le reste ne peut en aucune façon justifier les erreurs flagrantes qui ont été commises au niveau de la communication. D’autant plus qu’il s’agit d’un dossier sensible – l’aide sociale pour certains groupes – et qu’un devoir de vigilance s’imposait pour éviter, justement, qu’il aille de travers. Tout militait pour une communication préalable, justement pour bien délimiter la portée réelle des modifications proposées par le gouvernement. Le résultat de ce cafouillis – en plus de susciter la formation d’un autre front commun – n’est pas reluisant. Il vient consolider l’impression que l’atteinte du déficit zéro est un objectif en soi et que pour l’atteindre à très court terme, on est disposé à faire sauter quelques mailles du tricot social… comme à Ottawa!

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