12 août 2021
En agriculture et agroalimentaire
Erin O’Toole promet de financer un centre de recherche à Saint-Hyacinthe
Par: Sarah-Eve Charland

Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, a présenté, en compagnie du candidat André Lepage, son engagement de financer un centre de recherche à Saint-Hyacinthe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

De passage à Saint-Hyacinthe le 7 août, le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, s’est engagé à financer à la hauteur de 7 M$ la construction d’un centre de recherche et de développement en agriculture et en agroalimentaire dans la région, advenant son élection.

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Même si les élections n’ont pas encore été déclenchées, le chef de l’opposition officielle a effectué une tournée de trois jours au Québec au cours de la dernière fin de semaine. Il s’est notamment arrêté à Saguenay et à Orford. Il a profité de son passage à la ferme Agri-Œufs, dans le secteur Saint-Thomas-d’Aquin, pour annoncer son engagement qui se réaliserait en collaboration avec le Centre de recherche et de développement de Saint-Hyacinthe. Erin O’Toole vise ainsi à améliorer l’autosuffisance alimentaire du pays.

« L’agriculture est un secteur économique essentiel au Québec. Un gouvernement conservateur va soutenir le secteur de l’agriculture. Surtout, on va appuyer les recherches dans ce domaine. En 2021, dans un contexte post-COVID-19, un secteur agricole solide est une priorité. Une leçon importante de la pandémie est qu’une autonomie alimentaire est essentielle pour le bien-être des Canadiens et Québécois. On doit être mieux préparés dans le futur », soutient-il.

Le centre de recherche et développement en autosuffisance alimentaire aura comme mandat de développer des stratégies et de nouvelles approches en agriculture et en agroalimentaire pour réduire les importations. Cela devrait permettre de créer des emplois, bien qu’il soit difficile d’en estimer le nombre, ajoute le candidat conservateur dans Saint- Hyacinthe–Bagot, André Lepage.

Tout comme son chef, M. Lepage affirme que ce projet doit se réaliser à Saint-Hyacinthe puisqu’on y retrouve déjà une grande expertise dans le domaine. Il se targue d’ailleurs d’avoir eu cette idée avec son équipe et d’en avoir fait la proposition au parti.

« C’est une belle annonce. Ça fait un peu plus de deux mois qu’on travaille sur le projet. Il y a trois choses que la pandémie nous a apprises. Premièrement, il faut être autosuffisants au niveau des vaccins, au niveau de l’équipement médical, mais il faut surtout renforcer l’autosuffisance alimentaire. On est trop dépendants des produits étrangers. C’est dans notre programme de renforcer l’autosuffisance alimentaire. Pour ce faire, on a eu l’idée de coordonner tous ces efforts-là. C’est un centre national. Ce n’est pas un centre juste pour le Québec, mais un centre national pour le Canada. Il fallait que ce soit à Saint-Hyacinthe. Ici, on a tout. On a les cerveaux, les écoles, l’ITA [Institut de technologie agroalimentaire] et Cintech », ajoute M. Lepage.

Espoir de remporter la circonscription

Le chef du Parti conservateur a vanté la candidature d’André Lepage dans Saint-Hyacinthe–Bagot en soulignant son expérience en juricomptabilité. Même si la circonscription n’a pas compté de député conservateur depuis les années 1990, M. O’Toole croit en ses chances de remporter cette fois-ci le comté.

« J’ai hâte de voir les résultats après l’élection parce qu’on a un candidat très expérimenté avec un plan pour Saint- Hyacinthe et la communauté. Notre annonce aujourd’hui sur l’autosuffisance agroalimentaire, c’est une idée d’André et de son équipe. Je suis fier de notre équipe québécoise, incluant André Lepage ici à Saint-Hyacinthe », poursuit-il.

Défendre les agriculteurs

M. O’Toole a ajouté qu’un gouvernement conservateur s’assurera que les agriculteurs et les transformateurs mettent la main sur les compensations liées aux différents accords commerciaux et à la gestion de l’offre.

Le député sortant du Bloc québécois dans Saint-Hyacinthe–Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, n’en croit pas un mot. Ce dernier a d’ailleurs réagi à l’annonce en rappelant que les conservateurs ont voté contre le projet de loi du Bloc québécois protégeant durablement les secteurs sous gestion de l’offre et ont contribué au retard de l’étude en Comité parlementaire du projet de loi.

« Le chef conservateur ne manque pas de culot. […] Les conservateurs ont placé les productions québécoises de lait, de volaille et d’œufs en danger face aux négociations commerciales à venir du Canada avec le Royaume-Uni et le Brésil. Il importe de rappeler également que les premières brèches dans la gestion de l’offre sont survenues sous un gouvernement conservateur », dénonce-t-il.

Pas de promesse pour aider les médias

Le chef du Parti conservateur du Canada a refusé de se mouiller concernant un plan d’aide aux médias lorsqu’il a été interpellé sur la question lors de son passage à Saint-Hyacinthe.
« On a un plan pour une relance économique pour tous les secteurs, incluant le secteur agricole, les PME, les industries les plus touchées, les médias. Il y a une pénurie de main-d’œuvre et, en même temps, on a le niveau de chômage le plus élevé dans le G7. Les Canadiens et les Québécois méritent un plan », a-t-il répondu.
Rappelons que le Parti conservateur s’est toujours opposé à l’aide aux médias, offerte par le gouvernement de Justin Trudeau, de près de 600 M$.

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