6 mai 2021
Exceldor, CPTAQ, UPA, etc.
Par: Le Courrier

Depuis des mois, nous entendons parler dans les journaux du débat de prendre une portion d’une terre agricole très fertile pour y construire une usine à la fine pointe de la technologie agroalimentaire.

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D’un côté de la table, il y a les opposants et protecteurs des terres agricoles fertiles, qui veulent protéger cette terre, éviter l’étalement urbain et la pression sur les entrepreneurs agricoles et protéger la production de céréales nécessaire à notre alimentation ou à l’alimentation des animaux.

De l’autre côté de la table, il y a les promoteurs créateurs d’emplois et de richesse collective. Eux ont besoin de moderniser leurs installations et veulent même créer de nouveaux emplois. Il ne faut pas oublier l’administration municipale qui veut sa part du gâteau et obtenir un revenu de taxes supplémentaire, qui servira entre autres à offrir des services à la population maskoutaine et ses environs.

Moi, ce que je ne comprends pas, c’est comment sommes-nous arrivés là? Mon expérience personnelle m’a permis de vivre par le passé une déception quand j’ai voulu acquérir un lopin de terre de 2 acres, enclavé entre un ruisseau, une route et deux fossés, un endroit où la nouvelle machinerie agricole est à l’exigu considérant sa grande taille. IMPOSSIBLE fut la réponse, car j’étais dans l’impossibilité de démontrer la rentabilité future de ma production maraîchère.

Expliquez-moi comment la Ville de Saint-Hyacinthe a pu faire l’acquisition de ces terres agricoles (à fort prix, selon l’enquête du Courrier) et qu’à ce moment, aucune personne ou aucun organisme ne s’est opposé à cet achat, sachant fort bien que ce n’était pas pour cultiver des carottes ou engraisser des moutons. Je ne me souviens pas d’avoir entendu des opposants à cette acquisition majeure en faveur ($$$) d’un producteur agricole.

Je suis parfaitement d’accord et en faveur de la protection des terres agricoles de notre région, mais là, maintenant que la transaction a été approuvée et le chèque encaissé, pourquoi cet entêtement à refuser l’implantation d’une usine créatrice d’emplois? Nous devrions tous pousser dans le même sens, car les impôts payés par les travailleurs et l’employeur servent à payer une partie des programmes de stabilisation de prix pour l’agriculture.

Expliquez-moi pourquoi il n’y a pas eu d’opposition à la vente de ces terres, appartenant à un producteur influent à l’UPA, à la Ville de Saint-Hyacinthe.

Pierrôt Arpin, Saint-Hyacinthe

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