22 décembre 2011
La spécialité de Marc Dumaine depuis bientôt 25 ans
Faire bonne impression
Par: Martin Bourassa

L’adage dit qu’on n’a jamais une deuxième chance de faire une bonne impression. Parlez-en à l’imprimeur Marc Dumaine.

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Le grand patron de l’imprimerie qui porte son nom se fait un point d’honneur à faire bonne impression, au sens propre et au figuré.

Que ce soit dans le monde des affaires où il évolue avec succès depuis bientôt 25 ans, sur les conseils d’administration du Centre local de développement (CLD) ou de la Société locale d’investissement dans le développement de l’emploi (SOLIDE), Marc Dumaine a toujours été généreux de son temps et de sa personne. « C’est un dirigeant plein de belles qualités, mais je dirais que fondamentalement il est amoureux des PME, a pu constater Mario de Tilly, directeur général du CLD des Maskoutains. Comme président du Fonds d’investissement local FLI-SOLIDE, il avait bien compris son rôle et s’appliquait à faire du développement économique d’abord, et non la recherche de rendement avant tout. Pour rallier le monde, il était numéro un. Son parcours atypique et le fait qu’il évolue dans un secteur où la concurrence est vive apportaient de la crédibilité autour de la table. Il inspirait confiance. »Si M. De Tilly parle de Marc Dumaine au passé c’est que ce dernier vient à peine de laisser la présidence du FLI-SOLIDE, poste qu’il a occupé depuis la création de la SOLIDE en 1996. Il quitte d’ailleurs avec le sentiment du devoir accompli.Depuis 13 ans, le FLI-SOLIDE a soutenu 75 projets qui ont généré des investissements de 4,8 M$, pour un taux de rendement de 6,9 %, de 1998 à 2011.Pour son bénévolat d’affaires et communautaire au sein du CLD et du FLI-SOLIDE, et pour souligner sa réussite professionnelle en affaires qui se traduira bientôt par les 25 ans de l’Imprimerie Dumaine de Saint-Hyacinthe, Le Courrier de Saint-Hyacinthe et la Chambre de commerce et de l’Industrie Les Maskoutains sont heureux de décerner le titre de personnalité du mois de décembre à Marc Dumaine.

Un parcours sinueux

Marc Dumaine n’a pas volé sa réussite en affaires. Son cheminement est pour le moins particulier. Il est le premier à admettre qu’il n’a pas choisi le chemin le plus fréquenté. Mais on sent qu’il ne regrette rien.

Né à Saint-Hyacinthe il y aura 50 ans le 13 mars, il est le 2e de quatre enfants, tous des gars, de la lignée de l’honorable juge Michel Dumaine, de la Cour du Québec, district de Saint-Hyacinthe. Une famille respectable et respectée.Marc Dumaine a su très vite qu’il ne marcherait jamais dans les pas de son père.Malheureux sur les bancs d’école, il décroche à l’âge de 15 ans, sans diplôme, une décision qui ne sera pas évidente à faire avaler au paternel. « Je n’avais aucune crédibilité, aucune expérience, seulement ma tête de cochon. Avec le recul, je dirais aujourd’hui que les épreuves de la vie m’ont fait grandir et donné une capacité d’adaptation hors du commun. Cela m’a beaucoup servi en affaires. »Pendant sept ans, il se satisfera d’« une jobbine » à l’Imprimerie La Providence sous la gouverne d’Aurèle Fournier. C’est à l’âge de 25 ans qu’il décidera de faire rouler les dés, afin de prendre sa vie en main et de voler de ses propres ailes.« J’ai dit bye bye à Aurèle afin de voir si je pouvais réussir en affaires, lancer ma propre entreprise. Au pire, je me disais qu’en cas d’échec je pourrais revenir à mon ancien poste afin d’être le meilleur pressier au monde. Mais je ne suis jamais revenu… »Avec le support de ses proches, il a acheté deux presses à Joliette qu’il a ramenées dans la remorque de son beau-père, puis installées dans un petit local en location à Saint-Hyacinthe. Son père a fait le tour de ses contacts et l’Imprimerie Dumaine était lancée en février 1988 avec quelques contrats d’impression… de cartes d’affaires!Marc Dumaine termine sa première année avec un chiffre d’affaires de 110 000 $ et une nouvelle partenaire, sa femme Claudette, abandonnant un poste de comptabilité au Centre d’insémination artificielle du Québec pour épauler son conjoint au quotidien.De précieux collaborateurs s’ajouteront au fil des ans, un certain Jean Bédard (actuel PDG de Sportscene) à la comptabilité, son conseiller externe Stéphane Magnan, et Mario Hainault, son associé des 12 dernières années au sein de l’entreprise.À l’aube de son 25e anniversaire, l’Imprimerie Dumaine vogue allègrement vers un chiffre d’affaires qui tourne autour de 9 M$, avec quelque 65 employés.Des noces d’argent qui arrivent à point, selon le principal intéressé.« Le secteur de l’imprimerie en général se transforme et nous avons peut-être tardé un peu à le réaliser. Nous avons dû opérer une restructuration et prendre des décisions difficiles au cours des derniers mois, mais nous avons la conviction d’avoir posé les bons gestes. Nous opérons donc une sorte de transition. Au lieu d’imprimer des feuilles de papier, on imprimera davantage de carton. L’avenir de l’Imprimerie Dumaine est dans l’emballage de produits, le packaging », lance-t-il avec optimisme.

Une transition en attire une autre

Il n’y a pas que dans son imprimerie que Marc Dumaine a décidé d’opérer un changement stratégique. Au niveau de ses implications communautaires aussi.

Il a décidé de laisser le bénévolat d’affaires pour revenir à la base. Celui qui a siégé quelques années au conseil d’administration de la Fondation Aline-Letendre de l’Hôtel-Dieu il y a une vingtaine d’années a décidé d’intégrer cet automne celui du Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe. « Je pense que j’avais fait le tour du jardin au FLI-SOLIDE, qui est devenu avec le temps un instrument aussi pertinent que performant. Et comme il y avait de la relève, le moment semblait propice pour laisser la place à du sang neuf. Que ce soit au FLI ou dans mon entreprise, j’ai toujours pris soin de m’entourer de personnes de qualité, je n’ai pas de mérite. »Il veut également concentrer ses énergies sur son entreprise, lui qui s’est remis à faire de grands projets pour elle. Des projets qu’il aimerait bien mener à terme en comptant sur ses deux enfants, son fils Marc-André, 18 ans, et sa fille Marie-Pier, 20 ans, qui étudie en gestion de commerce au Cégep de Saint-Hyacinthe.« Je suis fier de mes deux enfants, tout comme je sais aussi que mon père était fier de moi et de ce que j’ai accompli, malgré un petit détour en partant! »

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