18 mars 2021
Histoire d’ici
Familles maskoutaines (38) – Les Laplante
Par: Le Courrier

Napoléon Laplante en 1939. Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH085 Studio B.J. Hébert

Au 152e rang des 1000 premiers noms de famille au Québec, la famille Laplante se retrouve au 38e rang des familles maskoutaines.

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Au début de la Nouvelle-France, le nom Laplante est souvent utilisé comme surnom : Sauvé dit Laplante, Labourlière dit Laplante, Lérigé dit Laplante, Badayac dit Laplante. En 1721, on trouve à Montréal le mariage entre Bonaventure Laplante dit Champagne et Marie Barbeau.

À Saint-Hyacinthe, c’est à la fin de 1802 qu’on voit apparaître le nom Laplante dans le registre de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire. Le 24 décembre, on y baptise la petite Marie-Françoise Laplante, née le même jour, du mariage de Pierre Bonnier dit Laplante et de Marguerite Daigneault. Ce couple s’était marié le 12 mai 1800, à Saint-Antoine-sur-Richelieu.

Odile Laplante

Née le 30 octobre 1929 à Rumford, Maine, elle est la fille d’Henri Laplante et de Maria Cyr. Elle est entrée chez les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe le 2 février 1949, elle a prononcé ses vœux perpétuels en 1956. Sœur Laplante a œuvré à Lewiston, Maine, et à Berlin, New Hampshire, à Saint-Hyacinthe, à Granby et à Sherbrooke jusqu’en 1969, date à laquelle elle demeure à Saint-Hyacinthe, occupant divers postes à l’Hôtel-Dieu, à la Métairie Saint-Joseph et à la Maison Généralice. Elle est décédée le 22 mars 2014, à l’infirmerie de sa congrégation, après 62 ans de vie religieuse. Elle est inhumée au cimetière de la communauté.

Napoléon Laplante

Fils de Napoléon Laplante et d’Anna Boulay, il est né à Saint-Thomas-d’Aquin le 16 février 1906 où il fait ses études primaires. Il fait son cours classique au Séminaire de Saint-Hyacinthe, puis étudie à Montréal à l’École des hautes études commerciales. En 1931, il commence sa carrière de comptable avec la compagnie d’assurances La Sauvegarde de Montréal.

En 1932, il épouse Yvonnette Larue, fille d’Elzéar Larue, propriétaire d’Evan Pants. Le couple donne naissance à deux fils et une fille. M. Laplante revient à Saint-Hyacinthe en 1937 où il est nommé gérant de La Survivance. En 1946, il est nommé directeur gérant et est élu membre du conseil d’administration. En 1956, il est promu vice-président et administrateur délégué l’année suivante.

Il est décédé le 11 août 1959, lors d’un voyage d’affaires à Toronto, et a été inhumé au cimetière Notre-Dame-du-Rosaire. Son successeur a été Lucien Brosseau. La Ville a honoré la mémoire de M. Laplante en nommant une rue à son nom dans le quartier Hertel-Notre-Dame.

Flavien Laplante

Honoré Laplante, cultivateur dans le rang Salvail à Saint-Louis de Bonsecours, et son épouse Marie-Louise Théroux ont donné naissance à treize enfants. En 1907 est né leur fils baptisé Doria. Il perd sa mère avant d’avoir six ans. En 1923, il entre dans la Congrégation de Sainte-Croix et prend le nom de frère Flavien.

Après son noviciat, il devient éducateur enseignant. De 1928 à 1932, il enseigne au Collège Notre-Dame. Il quitte le Canada en 1932 pour se rendre en mission à Calcutta, au Bengale. Il s’y dépense sans compter, soucieux du sort des démunis et des orphelins. Il fonde une école à Diang, près de Chittagong. Il met sur pied la coopérative La Barque de l’Espoir pour aider les pêcheurs, ainsi que diverses œuvres.

À partir de 1976, il termine sa vie en ermite, se consacrant à la prière et à la méditation. À la suite de son décès en 1981, son ermitage et sa tombe sont toujours visités par des gens qu’il a aidés, connus et aimés. Un comité travaille à la béatification du frère Flavien Laplante.

À suivre : Les Saint-Germain

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

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