15 juillet 2021
Familles maskoutaines (44) – Les Chartier
Par: Le Courrier

Ernest-J. Chartier en 1950. Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe CH478

Occupant la 44e position de nos familles maskoutaines, les Chartier se retrouvent au 427e rang des 1000 premiers noms de famille du Québec.

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Né vers 1638 à Saint-Thomas de Laflèche en Anjou, Guillaume Chartier dit Robert arrive à Montréal en 1653. Il est tailleur d’habit et épouse en 1663 Marie Faucon. Ils donnent naissance à onze enfants. En 1681, Guillaume habite la Côte Sainte-Anne à Pointe-aux-Trembles. Il y est décédé en 1707.

François Chartier, de Saint-Antoine-sur-Richelieu, épouse Marie-Archange Thuot le 26 septembre 1791 à Saint-Denis-sur-Richelieu. Ils viennent s’établir à Saint-Hyacinthe. Le baptême de leur fille Marie-Archange, le 2 septembre 1792, est la première inscription au nom de cette famille dans les registres de la paroisse Notre-Dame.

Ernest-Joseph Chartier

Né le 25 février 1892 à Saint-Damase, du mariage d’Hector Chartier, cultivateur et commerçant, et de Marie-Louise Daigle, il a deux sœurs, Alice et Corinne. Il a étudié à Saint-Damase et au Collège Sacré-Cœur à Saint-Hyacinthe. En 1914, il épouse Marie-Anne Duhamel, en la paroisse Saint-Jacques de Montréal.

Sa carrière est impressionnante : commerçant de bois et de charbon sous la raison sociale E.-J. Chartier et Cie, directeur de La Survivance, compagnie d’assurance-vie, propriétaire et président du doyen des journaux francophones en Amérique du Nord Le Courrier de Saint-Hyacinthe, président de la Compagnie d’imprimerie et comptabilité ltée de Saint-Hyacinthe, vice-président de la maison Casavant & Frères ltée, fabricant d’orgues.

Il a été élu député de l’Union nationale en 1944 et réélu en 1948 et en 1952. Il est décédé le 22 septembre 1954, à l’âge de 62 ans et a été inhumé dans le cimetière de la cathédrale.

Vincent Chartier

Né à Saint-Hyacinthe le 29 décembre 1929, il est le huitième des dix enfants d’Ernest-Joseph Chartier et de Marie-Anne Duhamel. Après des études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe, il a fait ses études en pharmacologie à l’Université de Montréal. Il a ouvert sa première pharmacie sur la rue Cascades, à l’angle de la rue Hôtel-Dieu. En 1957, il a épousé Jeanne Mathieu à Saint-Aimé de Massueville. Le couple donne naissance à cinq enfants.

M. Chartier occupera successivement divers locaux avant de construire une pharmacie grande surface au centre-ville où on trouve aujourd’hui le Jean Coutu. Il ouvrira par la suite trois autres pharmacies, dont celle des Galeries Saint-Hyacinthe. Il a également été conseiller municipal de 1971 à 1977. Passionné d’histoire, il a été président de la Société d’histoire de Saint-Hyacinthe. Il s’est éteint le 31 janvier 2003 à l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe, à l’âge de 73 ans.

Mgr Émile Chartier

Fils d’Étienne Chartier, avocat, et d’Henriette Blondin, il est né à Sherbrooke le 18 juin 1876. Il n’a que 5 ans lorsque décède sa mère en 1881 à l’âge de 29 ans. Il fait ses études classiques et sa théologie au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1886 à 1899. Il est ordonné prêtre le 28 mai à Sainte-Madeleine par Mgr Maxime Decelles. Assigné au Séminaire jusqu’en 1903, il se rend ensuite étudier en Europe.

Plusieurs titres lui sont attribués : il est chanoine titulaire de la cathédrale de Montréal en 1918, élevé au titre de prélat domestique en 1939, docteur en philosophie et en lettres. Membre de plusieurs sociétés, il donne des cours à l’Institut catholique et à la Sorbonne. En 1954, il collabore à la fondation de l’Université de Sherbrooke. En tant que critique littéraire, il a publié plusieurs ouvrages et collaboré à plusieurs périodiques. Il est décédé à Sherbrooke le 27 février 1963 à l’âge de 86 ans.

À suivre : Les Leblanc

 

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

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