5 novembre 2015
Fausse alerte à la bombe : évacuation et cours suspendus au cégep
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier
Un appel à la bombe lancé par courriel a forcé l’évacuation du cégep de Saint-Hyacinthe et ­l’annulation des cours pour la journée, mardi. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Un appel à la bombe lancé par courriel a forcé l’évacuation du cégep de Saint-Hyacinthe et ­l’annulation des cours pour la journée, mardi. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La matinée a été mouvementée au cégep de Saint-Hyacinthe, mardi. Un courriel contenant une menace d’alerte à la bombe reçu par le directeur général de l’établissement, Roger Sylvestre, a ­forcé l’évacuation des élèves et des membres du personnel ainsi que ­l’annulation des cours pour la journée.

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L’appel à la bombe s’est toutefois avéré non fondé puisque les fouilles menées par les agents de la Sûreté du Québec dans le collège, ainsi que dans tous les établissements visés au Québec, se sont révélées négatives.

Les cours ont repris normalement au cégep de Saint-Hyacinthe mercredi.

La décision d’évacuer l’établissement a été prise vers 10 h 20, mardi matin, par la « cellule de gestion de crise » du cégep.

Près de 5 000 personnes réparties sur les campus de l’avenue Boullé, des ­Galeries de St-Hyacinthe et de Beloeil ont été forcées de quitter les lieux de façon précipitée.

Les enfants fréquentant la Halte-garderie du coeur ont rapidement été mis en sécurité dans les locaux du restaurant Vatel, sur la rue Sicotte, et leurs parents contactés dans un bref délai.

Sur les vingt établissements collégiaux ayant reçu la lettre de menace à travers le Québec, six ont procédé à l’évacuation complète de leurs locaux.

« Nous avons choisi d’évacuer, car nous avons à coeur la sécurité des gens fréquentant le cégep », a affirmé la directrice des communications, Véronique Blain.

Cette sortie massive a créé tout un branle-bas de combat sur le campus ­principal du cégep, la circulation ­s’effectuant difficilement au début. La ­situation est rapidement rentrée dans l’ordre et en un peu moins d’une heure trente, l’évacuation était complétée.

Mme Blain a précisé que son organisation avait pu compter sur la collaboration du CITVR pour augmenter le nombre d’autobus circulant aux abords du cégep et sur celle de la Ville de Saint-Hyacinthe pour la présence de signaleurs. Les accès aux rues menant vers le collège ont été bloqués durant l’évacuation.

La Commission scolaire de Saint-­Hyacinthe n’a pas été visée par les ­menaces d’alerte à la bombe, a confirmé la régisseuse aux communications, ­Sagette Gagnon.

2e entrée

La lourde circulation engendrée par ­l’évacuation a ramené sur la table l’idée de doter le cégep d’une seconde entrée, à l’arrière de l’établissement. Pour ­l’instant, l’accès au campus principal ne peut se faire que par l’avenue Boullé.

« Avoir un 2e accès au cégep est une ­préoccupation de tous les instants pour nous en raison de la croissance de notre clientèle », a indiqué Véronique Blain.

Pour sa part, la Ville de Saint-Hyacinthe a confirmé avoir une « volonté ferme » de trouver une solution afin de mettre en place une seconde entrée au cégep. ­L’administration municipale envisage de combiner la création de cette deuxième voie d’accès aux travaux de prolongement du boulevard Casavant, a fait savoir la ­directrice des communications de la Ville, Brigitte Massé.

Lettre de menaces

Le courriel menaçant, reçu par une soixantaine d’établissements scolaires du Québec et de l’Ontario, affirmait que quatre bombes avaient été placées dans autant d’écoles et deux autres dans des autobus scolaires ou de ville, sans ­dévoiler lesquels.

D’après la missive, le collectif « le Sceptre Rouge » serait derrière cette vague d’alertes à la bombe et il viserait les ­enseignants du Québec et de l’Ontario.

Le ministre de la Sécurité publique par intérim, Pierre Moreau, a refusé de voir un lien entre les menaces et les négociations en cours dans le secteur public.

« Nous sommes un collectif qui est ­FURIEUX avec les syndicats des ­professeurs et les horreurs qu’ils infligent sur les enfants innocents […] Nous ne nous reposerons pas jusqu’à ce que cette « grève » est terminée (sic) », peut-on lire dans la lettre au français douteux.

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