14 août 2014
Coupe Le Blanc
Françoise Abanda donne le coup d’envoi de la 8e édition
Par: Maxime Prévost Durand
L’athlète de 17 ans s’est montrée généreuse en signant divers items que des fans lui présentaient. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’athlète de 17 ans s’est montrée généreuse en signant divers items que des fans lui présentaient. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Une semaine après son premier match sur le Court central du Stade Uniprix, Françoise Abanda s’est arrêtée à Saint-Hyacinthe dans le cadre de l’ouverture officielle de la 8e édition de la Coupe Le Blanc. On l’aperçoit en compagnie du coprésident du tournoi, Philippe Le Blanc, et du joueur espagnol Inaki Montes, avec qui elle a échangé quelques balles. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Une semaine après son premier match sur le Court central du Stade Uniprix, Françoise Abanda s’est arrêtée à Saint-Hyacinthe dans le cadre de l’ouverture officielle de la 8e édition de la Coupe Le Blanc. On l’aperçoit en compagnie du coprésident du tournoi, Philippe Le Blanc, et du joueur espagnol Inaki Montes, avec qui elle a échangé quelques balles. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Une semaine jour pour jour après sa grande bataille livrée à la 13

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Marraine d’honneur de la 8e édition de ce tournoi international pour les 12 ans et moins, Abanda s’est montrée très généreuse en disputant notamment des minimatchs d’exhibition avec quelques joueurs et joueuses que l’on pourra voir à l’oeuvre tout au long de la semaine, en plus de signer quelques autographes à la fin de cette soirée d’ouverture.

« La Coupe Le Blanc est un tournoi qui est très bien organisé si on le compare avec d’autres tournois pour les 12 ans et moins ailleurs dans le monde. Ça aide les jeunes à développer leur jeu et leur mental, ça leur permet de jouer dans des situations avec un peu de pression », affirme celle qui a foulé les terrains maskoutains lors de trois éditions de la Coupe Le Blanc.

Un long chemin

Françoise Abanda avait même triomphé en simple en 2009 à la Coupe Le Blanc. Et que de chemin parcouru depuis. Déjà en 2012, on se souviendra qu’elle avait atteint les demi-finales du tournoi junior de Wimbledon à seulement 15 ans. On avait alors pu rêver à une finale toute canadienne avec Eugénie Bouchard (l’éventuelle championne), mais Françoise avait été éliminée par la troisième tête de série.

L’année suivante, en 2013, une grave blessure à l’épaule l’a forcée au repos complet pendant quelques mois. Mais elle n’allait certainement pas baisser les bras. « Ce n’était pas une période agréable, se souvient-elle. Il y a eu beaucoup de réhabilitation et de renforcement de mon épaule. On avait hâte que ça se termine et qu’on puisse passer à autre chose. J’étais arrêtée complètement [et pendant ce temps], je voyais les autres s’améliorer et monter [au classement] alors que j’étais à la maison et que je ne pouvais rien faire. »

Forte de caractère, elle est retournée à l’entraînement et ses efforts ont rapporté dès la fin 2013 alors que la Montréalaise a mis la main sur un premier titre chez les professionnels, au tournoi ITF de Port St. Lucie aux États-Unis.

Il n’en fallait pas plus pour la propulser vers une belle lancée en 2014. Demi-finale au tournoi junior de Roland-Garros, finale au Challenger de Gatineau, demi-finale au Challenger de Granby et finalement, l’opportunité de jouer sur le Court central du Stade Uniprix dans le tableau principal de la Coupe Rogers. « C’était mon plus gros match cette année! C’est un rêve pour moi qui s’est réalisé. »

Au passage, elle a enlevé une manche à la 13e joueuse mondiale, Dominika Cibulkova. Le match s’est toutefois conclu en faveur de la Slovaque, 6-1, 3-6 et 6-0.

Au cours de prochaines semaines, Abanda, présentement 207e joueuse mondiale, participera pour la première fois aux qualifications en vue d’accéder au tableau principal du US Open.

Le travail avant tout

Malgré toutes ces belles expériences, le tournoi de la Coupe Le Blanc conserve toujours une place spéciale pour elle, puisqu’il s’agit de l’un des premiers tournois qu’elle a remportés.

« C’est un tournoi qui m’a donné de la confiance et qui m’a motivé à poursuivre », souligne l’athlète âgée de 17 ans. Le travail de longue haleine qui a suivi son triomphe à Saint-Hyacinthe en 2009 lui a permis d’atteindre de hauts niveaux chez les juniors. Mais le fait de remporter un tournoi international à cet âge n’offre pas de garantie sur un succès futur, prévient-elle.

« Il y a beaucoup de gens qui gagnent des tournois chez les 12 ans et moins, ça ne signifie pas que tu es le meilleur joueur au monde et que tu es un [Rafael] Nadal. Le chemin est très long par la suite. »

On pourra suivre les jeunes participants de la Coupe Le Blanc jusqu’à dimanche au Parc Christ-Roi, au centre-ville de Saint-Hyacinthe. L’accès au site et aux matchs est gratuit. Advenant que la pluie se mette de la partie comme ce fut le cas mercredi, on consulte le site web www.coupeleblanc.com pour connaître l’endroit où seront tenues les rencontres. Mercredi, l’équipe de la Coupe Le Blanc s’était retournée vers le complexe sportif Sani Sport à Boucherville.

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