12 août 2021
Saint-Pie
Grand ménage chez DDI Centre de tri
Par: Jean-Luc Lorry

DDI Centre de tri de Saint-Pie s’est conformée aux mesures exigées par le ministère de l’Environnement en envoyant vers des sites autorisés les tonnes de matériaux secs qui s’accumulaient sur le terrain de l’entreprise. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les monticules qui s’accumulaient sur le site du centre de tri DDI de Saint-Pie ont disparu. Dernièrement, l’entreprise a procédé à un grand ménage sur son vaste terrain, à la satisfaction du ministère de l’Environnement et de la Municipalité.

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En juin, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) avait pris une ordonnance à l’encontre de ce centre de tri de matériaux secs situé sur le Grand rang Saint-François.

« À la suite de plaintes récurrentes depuis 2018, le Ministère a inspecté régulièrement ce centre de tri et de nombreux manquements ont été constatés sur le site. Plusieurs avis de non-conformité (ANC) ont été transmis à l’entreprise et concernaient, notamment, le dépôt et le stockage de matières résiduelles dans un lieu non autorisé et le non-respect des conditions de [son] autorisation. À ce jour, l’entreprise DDI Centre de tri n’a pas remédié aux manquements qui lui sont reprochés », pouvait-on lire dans un communiqué émis par le MELCC le 11 juin dernier.

Dans son ordonnance, le Ministère exigeait plusieurs mesures correctrices, comme de cesser le dépôt de matières résiduelles à son centre de récupération de matériaux secs et de disposer d’ici 60 jours, dans un lieu autorisé à les recevoir, les matières résiduelles entreposées à l’intérieur ou à l’extérieur des bâtiments de son site qui ne peuvent être entreposées en conformité avec l’une ou l’autre des autorisations délivrées par le Ministère.

Dans le cas où l’entreprise ne respectait pas l’ordonnance, le Ministère disposait de divers outils à sa disposition, en fonction de la Directive sur le traitement des manquements.

« Les dernières interventions réalisées par le Ministère en juillet permettent de confirmer que l’ensemble des mesures imposées par l’ordonnance ont toutes été réalisées », indique dans un courriel adressé au COURRIER Caroline Cloutier, relationniste à la Direction des communications du MELCC.

« DDI Centre de tri peut donc reprendre ses activités, dont celle de recevoir des matières résiduelles. Le Ministère effectue le suivi du dossier et, si un nouveau manquement devait être constaté, il donnera suite conformément à la Directive sur le traitement des manquements à la législation environnementale », ajoute Mme Cloutier.

La direction de DDI Centre de tri confirme que tout est rentré dans l’ordre et que l’entreprise peut maintenant aller de l’avant. « Nous avons fait un grand ménage. Nous avions reçu une ordonnance et cela s’est bien déroulé avec le ministère de l’Environnement. Tout est correct. Nous envoyons nos produits à la bonne place », mentionne Patrick Dillaire, président de DDI Centre de tri, lors d’un entretien téléphonique.

Autorisations de l’Environnement

En 2018 et 2019, DDI Centre de tri a obtenu des autorisations ministérielles pour l’exploitation d’un centre de récupération de matériaux secs et d’un déchiqueteur de bois.

Ces autorisations prévoyaient des conditions spécifiques, notamment celle d’effectuer l’ensemble des opérations à l’intérieur.

Le 15 avril 2021, DDI Centre de tri a obtenu une autorisation ministérielle pour l’aménagement et l’exploitation d’aires de stockage extérieures de matières résiduelles ainsi que l’établissement et l’exploitation d’un système de gestion des eaux pluviales.

Satisfaction à Saint-Pie

À la Ville de Saint-Pie, on se félicite que cet entrepreneur a fini par se conformer à la législation. « La Municipalité est bien contente du résultat. Le Ministère a mis assez de pression sur DDI Centre de tri pour que l’entreprise trouve un moyen de nettoyer son terrain », estime le maire de Saint-Pie, Mario St-Pierre, en entrevue au COURRIER.

Même si le MELCC autorise maintenant DDI Centre de tri à stocker adéquatement des matériaux secs en dehors de ses bâtisses, l’entreprise devra se conformer à la réglementation municipale qui limite l’entreposage extérieur à une hauteur de deux mètres.

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