29 août 2019
Grève et retour à la table de négos chez Barry Callebaut
Par: Jean-Luc Lorry

Dimanche dernier, les employés syndiqués de l’usine de Barry Callebaut de Saint-Hyacinthe se sont mis en grève pour une durée de 42 heures. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Après que les employés syndiqués de l’usine Barry Callebaut de Saint-Hyacinthe aient tenu dernièrement une grève de 42 heures, la partie patronale et la partie syndicale sont retournées, hier mercredi, à la table de négociations. La convention collective des 365 travailleurs syndiqués est échue depuis le 30 juin.

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« Il s’agit d’une rencontre importante pour la suite des choses. Nous devons obtenir des résultats concrets sur nos différentes demandes sans quoi les moyens de pression vont s’intensifier », a prévenu en entrevue au COURRIER Me François Morin, conseiller syndical.

En juin, les employés syndiqués représentés par la Fédération du commerce (FC-CSN) avaient voté dans une proportion de 95 % pour un mandat de grève générale illimitée.

Insatisfait de la progression des discussions avec l’employeur, une grève de 42 heures avait été déclenchée le dimanche 25 août dès 13 h. Lors de cet arrêt de la production à l’usine de la rue Nelson, les cadres s’étaient retroussé les manches pour prendre la relève.

Advenant un autre épisode de grève qui pourrait être plus long, la partie syndicale ne sait pas si les dirigeants ont mis en place un plan de contingence.

Pour le moment, sur les points touchant les conditions de travail, uniquement la demande relative à l’obtention d’une équité des droits des travailleurs temporaires avec les employés permanents semble faire l’objet d’une entente avec l’employeur.

Parmi les demandes du comité de négociation, on réclame l’ajout de nombreux postes répartis dans les différents départements de l’usine. Les demandes salariales n’ont pas encore fait l’objet de discussions.

Selon les observations de la partie syndicale, les affaires vont bien chez Barry Callebaut.

« Depuis plusieurs années, Barry Callebaut paye son sucre 35 % moins cher que ses concurrents américains, si l’on se fie à l’Institut canadien du sucre », note le syndicat par voie de communiqué.

Au moment de mettre sous presse, on ne connaissait pas l’issue de cette nouvelle rencontre de négociation, visiblement majeure pour la suite des choses.

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