12 mai 2016
Fête des Travailleurs le 1er mai
Il n’y a pas de quoi fêter!
Par: Le Courrier
Publicité
Activer le son

Le 1er mai, fidèle à son habitude, le gouvernement du Québec a annoncé une augmentation du salaire minimum. Un gros 20 ¢, pour permettre au salaire minimum d’atteindre la somme de 10,75 $. Franchement, il n’y a pas de quoi fêter.

L’ex-ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, avait ajouté au moment de l’annonce que cette hausse permettait d’améliorer les conditions de vie des travailleurs à faible revenu « tout en respectant la capacité de payer des entreprises qui évoluent dans un climat de vive concurrence ».

Avec un salaire de 10,75 $ à 35 heures semaine, c’est 376,25 $ par semaine! Difficile de joindre les deux bouts avec une telle somme. Pendant ce temps, les médecins voient leurs rémunérations globales augmenter de façon notable et Bombardier gagne le gros lot avec un investissement de Québec de 1 milliard de dollars américains.

Chez nos voisins du sud, la ville de Seattle aux États-Unis vient de voter un salaire minimum de 15 $ en 2021 (augmentation progressive pour atteindre ce seuil) et d’autres villes comme San Francisco songent à embarquer dans ce train qui permettrait aux plus démunis d’avoir une vie un peu plus décente.

Un exemple à suivre pour le gouvernement de Monsieur Couillard.

image