12 septembre 2019
Carte blanche
Inquiétude réelle?
Par: Pierre Bornais
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La question est posée de façon régulière sur l’utilisation du glyphosate en agriculture, mais de façon totalement opposée selon les intervenants.

Pour les producteurs agricoles, il s’agirait d’une question de vie ou de mort en ce qui a trait à la rentabilité même de leurs activités principales. Dans un contexte de mondialisation des cultures, et alors que les mêmes lois ne s’appliquent pas de la même manière partout, ce serait un désastre complet.

Pour d’autres, notamment ceux qui voudraient une agriculture plus saine, il s’agit d’un poison dont l’action jugée néfaste à court et long terme met en péril la santé publique. À ceux-là s’ajoutent de plus en plus de scientifiques qui, études à l’appui, visent à démontrer que cette voie est sans issue et même dangereuse à plus long terme.

Malheureusement, il n’est pas question ici d’opinions théoriques et sans grande importance que le consommateur peut prendre en considération ou non. Il est inimaginable de penser que la situation pourrait être modifiée en quelques coups de baguette magique. Ce sera long et difficile, quelle que soit la situation choisie.

En attendant, de plus en plus de chercheurs et de scientifiques sonnent l’alarme sur les dangers réels de ce pesticide, dont la formule chimique reste encore à être connue. Dans le glyphosate (le produit), il y aurait d’autres substances beaucoup plus néfastes encore et aux effets perturbateurs déjà recensés sans que rien ne bouge.

Pourtant, le Canada vient d’homologuer le pesticide jusqu’en 2030, alors que l’Union européenne s’est limitée à 3 ans. Et les documents présentés seraient à grande majorité en provenance de la compagnie, tout en étant inaccessibles et mis sous le sceau du secret. Le consommateur a le droit de savoir ce qui en est dans ce dossier crucial.

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