14 août 2014
« J’ai été un vulgaire bouche-trou »
Par: Jennifer Blanchette
À l’emploi de la résidence Bourg-Joli durant deux mois seulement, Geneviève Collard estime avoir été congédiée abusivement.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

À l’emploi de la résidence Bourg-Joli durant deux mois seulement, Geneviève Collard estime avoir été congédiée abusivement. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Une ancienne employée de la résidence Bourg-Joli estime avoir été manipulée par la direction de l’établissement, qui lui aurait fait miroiter un poste-cadre dans le but d’avoir une remplaçante durant la période de vacances. Elle entend poursuivre l’entreprise et ses propriétaires pour la somme de 28 000 $.

– Une employée congédiée de la Résidence Bourg-Joli

Geneviève Collard, une résidente de Saint-Hyacinthe, a été embauchée à la résidence Bourg-Joli le 17 juin 2013, avant d’être congédiée deux mois plus tard pour refus de travailler et d’obtempérer ainsi qu’insubordination, ce qu’elle conteste.

« J’avais été engagée à l’administration de la résidence et pour restructurer l’infirmerie. Finalement, je n’ai été qu’un bouche-trou pour remplacer les vacances de l’administratrice », lâche Mme Collard, rencontrée à son domicile.

Infirmière auxiliaire de profession, la dame occupait le poste de directrice des soins et de la résidence à l’établissement Notre-Dame-de-la-Victoire, situé à Saint-Hubert, avant de déménager à Saint-Hyacinthe.

« Quand je suis arrivée à Saint-Hyacinthe, on m’a fait de belles promesses. J’aurais dû avoir un poste de direction, mais c’était de la bullshit », affirme-t-elle, choquée d’avoir quitté un emploi stable.

La direction de l’établissement a refusé de commenter le congédiement.

Normes du travail

Geneviève Collard, qui dit avoir de la difficulté à se trouver un emploi depuis ces incidents, a fait valoir ses droits devant la Commission des normes du travail afin de récupérer la somme de ses heures de travail non rémunérées.

La manoeuvre a porté ses fruits puisqu’elle a permis à l’infirmière auxiliaire de recevoir une compensation de 373 $ plutôt que les 140 $ que proposait la direction de la résidence dans la quittance.

En janvier 2013, Mme Collard a fait suivre une mise en demeure à Comsercom, la société qui gère la résidence pour personnes âgées. Elle y réclamait 83 500 $ pour renvoi abusif et dommages moraux, entre autres.

Comsercom a pour sa part répliqué, via sa compagnie d’assurances, qu’elle ne pouvait être tenue responsable.

Dans le but de réduire ses frais juridiques, Geneviève Collard envisage maintenant de poursuivre aux petites créancesl’administratrice de la Résidence, Comsercom et les propriétaires Rock Musa et Nicole Tremblay pour la somme de 7 000 $ chacun.

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