30 août 2012
La retraite de la nage synchronisée à 24 ans
« Je me sens prête à relever un nouveau défi »
Par: Maxime Desroches
Désormais bien installée à Saint-Hyacinthe, Valérie Welsh s'attaque à son deuxième rêve, celui de devenir vétérinaire.

Désormais bien installée à Saint-Hyacinthe, Valérie Welsh s'attaque à son deuxième rêve, celui de devenir vétérinaire.

Après l’exaltation des Jeux olympiques de Londres, Valérie Welsh a confirmé son intention de céder sa place au sein de l’équipe nationale de nage synchronisée. La Maskoutaine d’adoption souhaite désormais compléter son baccalauréat en médecine vétérinaire, qu’elle avait entamé en 2009.

C’est grâce à une entente avec les dirigeants de la Faculté de médecine vétérinaire que l’athlète de 24 ans avait pu conserver son statut d’étudiante même si elle n’était inscrite à aucun cours. Celle-ci stipulait toutefois qu’elle devait reprendre la formation à la session d’automne 2012.

« Je ne remercierai jamais assez la Faculté d’avoir été aussi patiente et compréhensive envers ma situation. Depuis 2009, j’ai consacré mon temps et mes énergies à mon rêve olympique. Maintenant que c’est fait, je quitte l’équipe avec le sentiment du devoir accompli. Je me sens prête à relever un nouveau défi, celui de pratiquer la médecine vétérinaire », a confié Valérie, rencontrée le 22 août lors d’une soirée soulignant son retour de Londres et celui de l’autre olympienne maskoutaine, Annie Moniqui.« Ça va me faire une drôle d’impression au début de ne plus rejoindre le même groupe de filles presque tous les matins de la semaine », concède-t-elle. Je retire énormément de positif et de vécu de ces trois dernières années. Mais je ne regrette aucunement ma décision de me retirer. »

Bien installée à Saint-Hyacinthe

En plus de la rentrée scolaire, Valérie Welsh vivra un autre nouveau départ au cours des prochains jours. Elle a annoncé qu’elle se joindra à l’équipe d’entraîneures des Vestales de Saint-Hyacinthe. À compter de cet automne, elle travaillera avec les nageuses du Réseau Performance, le plus haut calibre sur la scène québécoise.

« En préparant mon déménagement à Saint-Hyacinthe, je me suis rapidement informée de la possibilité de joindre la famille des Vestales. Je suis très enthousiaste à l’idée de pouvoir partager mon expérience et ma passion pour la nage synchronisée avec la relève de notre sport », affirme celle qui en sera à sa deuxième expérience comme instructrice, ayant déjà été à l’emploi du Club de Saint-Bruno.La nouvelle résidente maskoutaine souhaite que la recherche d’innovation et de créativité qui a défini l’équipe canadienne durant son passage avec cette dernière se reflète à travers son enseignement.« Nous avons travaillé fort à repousser les limites de notre sport et à l’éloigner de son côté traditionnaliste. C’est cette mentalité que je souhaite apporter aux nageuses des Vestales », conclut-elle.

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