5 août 2021
À la foulée des souvenirs maskoutains
Julien a relevé le défi
Par: Maxime Prévost Durand

Après avoir parcouru 145 km à travers la MRC des Maskoutains, dont 75 km de façon ininterrompue à la course à pied, Julien Pinsonneault (avec la camisole bleue) a complété son ambitieux défi « À la foulée des souvenirs maskoutains » en compagnie des supporteurs qui l’ont encadré tout au long de la journée. Photo François Ariel

Julien Pinsonneault a réussi, le 24 juillet, l’ambitieux défi qu’il s’était donné de parcourir 145 km dans l’ensemble de la MRC des Maskoutains – ou presque – pour amasser des fonds pour le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.

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La chaleur l’a peut-être forcé à revoir la façon dont il allait compléter cette distance, mais il tire néanmoins une grande fierté de ce qu’il a accompli avec son projet « À la foulée des souvenirs maskoutains ».

L’athlète de 28 ans a donné le coup d’envoi à sa course vers 6 h devant les locaux du Centre d’histoire de Saint- Hyacinthe, sur la rue Girouard Ouest. De façon ininterrompue, il a parcouru les 75 premiers kilomètres en gardant une cadence élevée, avec une vitesse de croisière oscillant autour de 4:20 du kilomètre. À ce moment, alors qu’il arrivait à la hauteur de Saint-Hugues, il a toutefois frappé un mur.

« Il a fallu que je révise mon objectif de faire les 145 km à la course à pied. Je commençais à ralentir ma cadence et je ne voulais pas me blesser. Quand j’ai dépassé Saint-Hugues, j’ai décidé de continuer le défi en alternance sur le vélo et à la course », raconte Julien Pinsonneault, qui était suivi par les cyclistes Matis Boyer et Édouard Auger et un véhicule de sécurité dans lequel prenaient place ses parents et sa copine.

Avant même de s’élancer, le Maskoutain savait que la chaleur de juillet pouvait être son plus grand ennemi dans ce défi et c’est ce qui s’est produit. « Il a fait vraiment plus chaud que je pensais. Il faisait environ 30 degrés plus le facteur humidex. À un certain moment, je n’étais plus capable de baisser ma température interne, même en prenant de l’eau et en me passant des glaçons sur le corps », explique le coureur.

Il a donc enfourché son vélo pour une portion du parcours, puis a couru quelques autres segments ici et là. Il a néanmoins tenu à courir les quatre derniers kilomètres qui l’ont mené au fil d’arrivée, à la Porte des anciens maires.

« Il y a une petite tristesse de ne pas l’avoir complété comme je pensais, mais il y a aussi beaucoup de bonheur. Je suis content de l’avoir fait et d’avoir eu l’audace de l’essayer. […] J’ai opté pour finir ce défi dans le plaisir parce que c’était ça le but principal. Je n’avais rien à gagner de plus. J’ai quand même fait plus de la moitié à un rythme assez imposant. »

Mousser l’intérêt pour l’histoire

En se lançant ce défi sportif, Julien Pinsonneault voulait aussi mousser l’intérêt de la population envers l’histoire de la région et montrer que ces connaissances sont accessibles à la communauté à travers le Centre d’histoire de Saint- Hyacinthe (CHSH).

En ce sens, différentes capsules et entrevues avaient été préparées et ont été diffusées pendant la journée de samedi, autant sur la page Facebook « À la foulée des souvenirs maskoutains » que sur le site Web de l’événement.

Pour amasser des fonds pour le CHSH, Julien avait trouvé le moyen original de proposer à chaque personne qui faisait un don de 20 $ ou plus d’inscrire son nom sur sa camisole de course. Au total, presque 80 noms s’y retrouvaient.

« Paul Foisy [le directeur général du CHSH] aimerait faire quelque chose avec cette camisole pour l’afficher. Comme j’en avais fait faire deux, il y en a une que je pourrai lui donner. […] J’ai vraiment aimé travailler avec les gens du Centre d’histoire. Peut-être qu’on fera d’autres projets ensemble, je ne ferme pas la porte à d’autres aventures avec eux », soutient le coureur.

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