30 avril 2020
Nouvelle vocation pour 3B Hockey et Vêtements SP
Jusqu’à 15 000 blouses par semaine
Par: Jean-Luc Lorry

En cette période de crise sanitaire, l’usine textile 3B Hockey, située à Saint-Hyacinthe, a changé temporairement de vocation en fabriquant majoritairement des blouses destinées aux hôpitaux du Québec. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les usines textiles 3B Hockey de Saint-Hyacinthe et Vêtements SP de Granby sont vites sur leurs patins. Il n’aura fallu que quelques jours pour qu’elles apportent une contribution significative aux hôpitaux québécois ainsi qu’à la population en confectionnant massivement des blouses pour les hôpitaux ainsi que des masques à usage non médical.

Publicité
Activer le son

Tel que nous le rapportions déjà le 2 avril, ces entreprises ont rapidement attrapé la balle au bond et diversifié leur production habituellement orientée vers les vêtements sportifs. Elles contribuent désormais à protéger nos anges gardiens. Petite mise à jour sur leur nouvelle réalité.

« Nous produisons entre 12 000 et 15 000 blouses par semaine que nous destinons à tous les centres hospitaliers du Québec. Le rythme de production est assez effréné puisque la demande en blouses est très élevée », indique Steve Bérard, président des entreprises Vêtements SP et 3B Hockey, en entrevue au COURRIER.

Pour la confection des blouses, l’entreprise de M. Bérard doit acquérir une matière première qui est certifiée pour une utilisation exclusivement médicale.

En plus de blouses, les entreprises de M. Bérard produisent aussi 2000 masques par semaine.

Fabriqués à 100 % en polyester, ces masques sont lavables et réutilisables. « Ce sont des masques de protection classique qui ne sont pas de type chirurgical. Ils ne sont pas homologués », précise le dirigeant.

Ces masques peuvent être commandés en ligne sur le site Web de l’entreprise.

Virage industriel

Alors qu’il pensait devoir procéder à une mise à pied temporaire de l’ensemble de son personnel, Steve Bérard a trouvé une nouvelle vocation à ses entreprises.

« Sur les 150 employés de mon usine de Saint-Hyacinthe, j’ai rappelé environ 60 salariés. Pour fabriquer les blouses, nous roulons à pleine capacité », souligne M. Bérard.

« Pour moi, cette crise sanitaire a représenté un changement de carrière du jour au lendemain. C’est un défi assez particulier puisque nous devons faire affaire avec de nouveaux clients et de nouveaux fournisseurs », poursuit-il.

Habituellement, les deux usines de Steve Bérard sont spécialisées dans la confection de chandails pour de nombreux sports, dont les équipes professionnelles de hockey.

image