10 décembre 2015
Propos du premier ministre sur l’industrie du gaz naturel
La CAQ demande au gouvernement libéral de se rétracter
Par: Le Courrier

Au nom des milliers de personnes dont l’emploi dépend directement ou indirectement de la filière du gaz naturel au Québec, la Coalition ­Avenir Québec demande au gouvernement libéral de se rétracter à la suite de la ­

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Selon la porte-parole de la CAQ en ­matière d’énergie et députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, ­Philippe Couillard a fait un très mauvais calcul, économique comme environnemental, en prédisant la mort de cette ­filière lors de son passage à Paris. En ­effet, Mme Soucy a rappelé que le ­secteur industriel québécois occupe près de 60 % de la consommation totale de gaz naturel, tout en employant plus de 24 000 personnes dans les secteurs ­minier, sidérurgique, de l’aluminium, pétrochimique, des pâtes et papiers et manufacturier. La députée caquiste a ajouté que le gaz naturel constitue ­aujourd’hui l’un des choix les plus ­responsables pour notre économie, compte tenu de son prix très concurrentiel.

« On ne peut tout simplement pas ­prédire la mort d’une industrie en tant que premier ministre, particulièrement une industrie aussi importante pour le Québec. M. Couillard est prêt à dire tout ce qui lui passe par la tête simplement pour se draper de vert. Comment peut-il tenir de tels propos, sachant pertinemment que des milliers de personnes ­occupent un emploi lié à l’industrie du gaz naturel et que des milliers de ­ménages et d’entreprises au Québec ­s’appuient sur cette ressource comme source d’énergie principale? Faire un tel présage, c’est indigne et totalement irresponsable d’un premier ministre », a déclaré Mme Soucy.

Pierre Arcand doit se lever

La députée de Saint-Hyacinthe a invité le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, à faire entendre raison à Philippe Couillard.

« Pierre Arcand doit lui expliquer qu’il est tout à fait possible pour le Québec de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre tout en s’approvisionnant de gaz naturel et en réduisant ses importations d’hydrocarbures », a-t-elle précisé, en ­rappelant également que le gaz naturel liquéfié a le potentiel de réduire de ­manière considérable les émissions de GES dans le secteur des transports, soit le secteur responsable de la plus grande part des émissions de GES au Québec.

« Le gaz naturel doit être utilisé comme un levier économique pour créer de la richesse et attirer des investissements au Québec, mais aussi comme un moyen pour réduire nos émissions de GES. Le gouvernement du Québec s’engage dans cette lutte mondiale et nous en sommes ravis, mais il faudrait que ceux qui nous représentent puissent tenir des discours cohérents et fondés sur la science. Parmi tous les combustibles fossiles, le gaz naturel est celui qui produit le moins de GES, soit 25 % à 30 % en moins que les autres hydrocarbures », a conclu Chantal Soucy.

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