9 mai 2019
La Chine suspend temporairement un permis d’Olymel
Par: Jean-Luc Lorry

L’usine Red Deer d’Olymel en Alberta et l’entreprise québécoise Drummond Export sont toujours en attente de pouvoir exporter de nouveau de la viande de porc en direction de la Chine.

Ce site de production d’Olymel, dont le siège social est situé à Saint-Hyacinthe, et l’entreprise agroalimentaire de Drummondville ont fait l’objet d’une suspension temporaire de leur permis d’exportation par les autorités chinoises.

Au niveau fédéral, ce dossier est entre les mains de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

« Nous sommes à faire une évaluation de la situation. Le marché chinois est un débouché important pour Olymel. D’autres usines du groupe poursuivent leurs exportations vers la Chine », indique en entrevue au COURRIER Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel.

Chez Drummond Export, on espère que cette problématique d’ordre administratif se réglera prochainement.

« Nous attendons du nouveau de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Cette suspension ne touche aucunement le produit. C’est au niveau de l’étiquetage », précise Bruno Mussely, directeur du développement international de Drummond Export.

Du côté de l’agence de promotion des exportations de l’industrie canadienne du porc, on considère que les deux entreprises visées devront faire preuve de patience.

« Les entreprises travaillent sur un plan d’action pour résoudre ce problème technique et lever la suspension temporaire. On parle davantage en termes de semaines que de jours », nous a mentionné par courriel Martin Lavoie, président-directeur général de Canada Porc International.

Selon des chiffres compilés par Canada Porc International, la Chine représente le second marché des exportations canadiennes de porc derrière les États-Unis.

En 2017, le Canada a exporté 306 083 tonnes métriques de viande de porc vers l’Empire du Milieu comparativement à 380 938 tonnes métriques destinées au marché américain.

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