19 mars 2015
Nouvelles acquisitions du Cégep de Saint-Hyacinthe
La collection d’oeuvres d’art prend de la valeur
Par: Amilie Chalifoux
Le directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe, Roger Sylvestre, ainsi que les membres du comité des oeuvres d’art du Cégep à l’occasion du lancement des nouvelles acquisitions qui s’est tenu le 25 février. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe, Roger Sylvestre, ainsi que les membres du comité des oeuvres d’art du Cégep à l’occasion du lancement des nouvelles acquisitions qui s’est tenu le 25 février. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Voilà un peu plus de dix ans que le Cégep de Saint-Hyacinthe garnit sa collection d’oeuvres d’art qui meublent les murs de ses installations. Douze oeuvres ont récemment fait l’objet de nouvelles acquisitions pour un total de 22 310 $.

publicité

Ce sont 34 oeuvres d’art québécoises ultérieures aux années 1960 qui composent désormais la collection d’oeuvres d’art du Cégep de Saint-Hyacinthe. Un projet qui s’inscrit dans une perspective éducative, précise Roger Sylvestre, directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe.

Le comité des oeuvres d’art du Cégep réserve un budget annuel de 5 000 $, soit 0.5 % du budget dédié à l’équipement. Il s’agit du 4e processus de sélection depuis 2003. Les dernières acquisitions de la ­collection remontent à 2010. La valeur totale de la collection s’élève désormais à 47 960 $.

Les douze oeuvres récemment ­sélectionnées ont été aménagées dans la salle Marcelle-Gingras. Elles ont été ­retenues parmi un choix de près de 400 oeuvres soumises à la suite d’un ­appel d’offre du Cégep en 2013.

« La sélection n’a pas été faite à la légère. Cela nécessite des critères et une méthodologie qui est rigoureuse. Chaque fois que nous faisons un appel d’offres, il y a un nombre croissant d’oeuvres reçues. La première fois, nous étions autour de 150 oeuvres et là nous en étions à 400 », indique Michel Gagnon, responsable du comité des oeuvres d’art du Cégep de Saint-Hyacinthe.

Bien sûr, le directeur général d’Expression, Centre d’exposition de Saint-­Hyacinthe, Marcel Blouin, également membre du comité des oeuvres d’art du Cégep, a partagé son expertise dans le cadre du processus de sélection.

« Parmi les critères d’acquisition d’une oeuvre d’art, il y en a un en particulier dont je suis porteur et c’est la renommée de l’artiste. Sinon, je dirais qu’une part de ma contribution a été de m’assurer de la continuité des oeuvres. Parce que l’une des composantes importantes d’une ­collection est de durer dans le temps », précise M. Blouin.

« En tant que directeur d’Expression, je dois dire que je suis un peu jaloux de cette collection qui est tout à fait de niveau ­muséal québécois », ajoute-t-il.

Du dessin Femme avec chien de Fred ­Laforge à la photographie Pig head de Kim Waldron en passant par la sculpture Perdre du poids de Patrick Bérubé et la peinture Quelque part au Bic d’Éric ­Lamontagne, enseignant au Cégep de Saint-Hyacinthe, ces nouvelles ­acquisitions forment un portrait diversifié de l’art contemporain québécois.

Parmi elles, l’impression numérique d’Aude Moreau, La ligne bleue, a atteint le montant maximal de 3 000 $ autorisé par le Cégep. La sérigraphie offset Dix-huit coins d’atelier de Serge Tousignant, réalisée en 1974, est la plus ancienne du lot.

Dans son ensemble, la collection d’oeuvres d’art du Cégep regroupe des ­artistes tels que Michel Niquette, Serge Tousignant, Annie Baillargeon, Barbara Todd, Massimo Gerrera et Édith Normandeau. La collection est accessible sur le site Internet du Cégep de Saint-Hyacinthe.

image