23 juillet 2015
Futur centre des congrès
La construction repoussée au printemps 2016
Par: Jean-Luc Lorry
La construction repoussée au printemps 2016

La construction repoussée au printemps 2016

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, lors de l’annonce du plan de relance du tourisme d’affaires à Saint-Hyacinthe en février dernier. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, lors de l’annonce du plan de relance du tourisme d’affaires à Saint-Hyacinthe en février dernier. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La relance du tourisme d’affaires semble rimer avec le mot patience à Saint-Hyacinthe. Annoncés pour cet automne, les travaux de construction du futur centre des congrès et d’un hôtel quatre étoiles attenant de 200 chambres devraient commencer seulement au printemps prochain pour une inauguration prévue en septembre 2017, a appris LE COURRIER.

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En février, les élus avaient tenu une conférence de presse pour dévoiler leur plan en vue de remplacer l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe et son centre de congrès et d’exposition qui sont en cours de démolition.

Ce projet majeur destiné à relancer le tourisme d’affaires se compose d’un centre de congrès de 72 000 pieds carrés relié à un établissement hôtelier haut de gamme.

« C’est évident que le futur centre des congrès et l’hôtel n’ouvriront pas leurs portes en 2016. Nous travaillons pour une livraison possible en 2017. Mais rien n’est encore fixé dans ce dossier », laisse entendre en entrevue au COURRIER, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil.

Les élus ont retenu le site des Galeries St-Hyacinthe pour bâtir le centre de congrès dont la municipalité serait propriétaire. La Ville prévoit y investir 23 M$.

Quant à la portion hôtelière, elle sera assumée financièrement par les Centres d’achats Beauward qui possèdent le terrain où seront érigés les deux édifices ainsi que le centre commercial maskoutain. Le coût total de ce complexe est évalué à 50 M$.

« Les discussions entre les deux partenaires que sont la Ville et les Centres d’achats Beauward ont été plus longues que prévu. Pour réaliser un projet de cette ampleur, il faut que les deux parties s’entendent sur quelque chose de viable pour tout le monde », indique le maire Corbeil.

« Comme les deux bâtiments seront connexes, il faut évaluer le concept, à savoir comment cela va fonctionner. D’ici quelques semaines, nous aurons des choses à vous dire sur le sujet », poursuit-il.

Selon nos informations, la préparation des plans et devis devrait s’amorcer début septembre. Un appel d’offres suivra vers la mi-février pour la sélection de l’entrepreneur. On estime que les travaux de construction s’étendront sur une durée de 17 mois.

Achat de terrain

La première action à poser par la Ville est l’achat d’un terrain d’une superficie d’environ 50 000 pieds carrés.

Cette transaction qui selon la direction générale devait se conclure au prix fixé par la municipalité est loin d’être une simple formalité. Le terrain n’étant toujours pas acquis, l’échéancier annoncé il y a cinq mois doit être reconsidéré.

Pourtant, la Ville nous indiquait en mai qu’une entente de collaboration avec les Centres d’achats Beauward était sur le point de se finaliser.

« Nous avons une idée de la direction que nous voulons prendre. Nous sommes à évaluer nos besoins exacts et à valider toutes les possibilités sur papier en vue d’une entente finale », précise le premier magistrat.

LE COURRIER a demandé au propriétaire des Centres d’achats Beauward s’il existait une mésentente entre son entreprise et la Ville concernant le prix du terrain.

« Il n’est pas dans nos habitudes de commenter publiquement le cours ou le contenu de nos négociations. Cependant, nous pouvons vous mentionner que les informations que vous avancez (concernant une mésentente) sont non fondées », nous a répondu Marc Bibeau par écrit.

Ce n’est pas la première fois que la Ville est impliquée dans une transaction commerciale avec les Centres d’achats Beauward.

En novembre 2008, le conseil municipal avait accepté de vendre une portion de la rue Gauvin pour favoriser un projet d’agrandissement des Galeries St-Hyacinthe.

Les élus avaient justifié leur décision en considérant qu’il était alors avantageux d’intégrer les restaurants Saint-Hubert et Pizza Hut (aujourd’hui fermé) dans l’ensemble commercial que constitue les Galeries St-Hyacinthe.

Ce lot d’une superficie de plus de 20 000 mètres carrés (22 533 pieds carrés) avait été vendu pour la somme de 147 196 $ excluant les taxes.

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