16 juillet 2020
La COVID-19 enfin sortie de l’Hôtel-Dieu
Par: Maxime Prévost Durand

Plus aucun cas de COVID-19 n’est recensé au Centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe, tant chez les résidents que chez les employés, a confirmé le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est en début de semaine.

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La bataille aura duré pendant trois mois et demi et a enlevé au passage la vie d’une vingtaine de personnes, dont 13 résidents permanents de l’Hôtel-Dieu. Les sept autres victimes emportées par le nouveau coronavirus au CHSLD de la rue Dessaulles provenaient de résidences privées pour aînés ou de ressources intermédiaires.

Les premiers cas de COVID-19 rapportés au sein de l’Hôtel-Dieu, le 1er avril, étaient d’ailleurs des résidents externes qui avaient été transférés à cet endroit puisque leur résidence privée (RPA) ou intermédiaire (RI) n’était pas en mesure de gérer et soigner ces personnes atteintes de la maladie. Une zone chaude avait alors été créée à l’unité du Parc de l’Hôtel-Dieu pour que seuls les cas de COVID-19, confirmés ou soupçonnés, s’y retrouvent. Dans les semaines qui ont suivi, le virus a commencé à se propager à l’intérieur de l’Hôtel-Dieu, affectant des dizaines d’employés et tout près d’une cinquantaine – 48 selon nos calculs – de résidents qui y étaient déjà hébergés avant la crise. De ce nombre, 35 résidents permanents de l’Hôtel-Dieu ont réussi à se rétablir de la COVID-19. Plusieurs autres résidents de RPA et de RI ont également transité par l’unité du Parc durant la crise.

Avec une situation plutôt stable dans la région depuis les trois dernières semaines, le CISSS de la Montérégie-Est ne rapporte par ailleurs aucune nouvelle éclosion dans ses installations du territoire maskoutain ces derniers jours.

La sortie de crise coïncide heureusement avec le début de la période des vacances, laquelle sera grandement méritée par les employés du milieu de la santé après les derniers mois. Le CISSS de la Montérégie-Est a assuré que « dans le respect des règles de l’arrêté ministériel toujours en vigueur, il est important pour nous que les employés puissent bénéficier d’une période de repos estivale ». Son conseiller aux relations médias, Hugo Bourgoin, a précisé que chaque employé aura « minimalement deux semaines de vacances pendant l’été » et que l’adhésion aux horaires de type « 7-7 » a été étendue, signifiant « une forme d’aménagement des congés annuels et de congés fériés permettant aux salariés de bénéficier en alternance de sept jours de travail et de sept jours de congé pendant la période estivale ».

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