19 avril 2018
Bilan manufacturier à Saint-Hyacinthe
La fermeture de l’usine Olymel plombe la croissance
Par: Jean-Luc Lorry
La fermeture de l’usine Olymel plombe la croissance

La fermeture de l’usine Olymel plombe la croissance

André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole, et Charles Fillion, directeur associé à Développement économique de la MRC des Maskoutains. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole, et Charles Fillion, directeur associé à Développement économique de la MRC des Maskoutains. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’arrêt des opérations de désossage de fesses de porc à l’usine Olymel de l’avenue Saint-Jacques en septembre dernier a eu pour effet de plomber le nombre d’emplois manufacturiers à Saint-Hyacinthe. 

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Ainsi, malgré la création de 546 nouveaux emplois l’an dernier, on note un déficit de 40 emplois net pour l’année 2017. Cette diminution substantielle de 586 emplois s’explique en bonne partie par la coupe de 337 emplois à l’usine Olymel de Saint-Hyacinthe.

Le géant de l’agroalimentaire a conservé dans ses installations de Saint-Hyacinthe seulement 65 postes pour poursuivre les opérations de fondoir et pour gérer ses activités d’entreposage et de distribution de produits congelés.
À titre comparatif, en 2016, on avait enregistré un gain net de 293 emplois. « La situation est plus difficile à Saint-Hyacinthe en raison de cette fermeture annoncée en 2016 et qui s’est échelonnée sur deux ans », a souligné André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

Cette chute des emplois en ville est compensée par un gain net de 207 emplois à l’échelle de la MRC des Maskoutains. En 2017, il s’est créé 815 nouveaux emplois manufacturiers et, par conséquent, il s’en est perdu 608 sur le plan régional.

Investissements à la hausse

Sur l’ensemble du territoire de la MRC des Maskoutains, on a comptabilisé l’an dernier 183 projets d’investissements manufacturiers. Ceux-ci ont représenté un montant de 195 M$, soit une hausse de 44 M$ par rapport à 2016. De façon isolée, les investissements ont atteint 158 M$ sur le territoire de la ville de Saint-Hyacinthe, soit une hausse de 42 M$ par rapport à 2016.

« À Saint-Hyacinthe Technopole, nous sommes fiers que notre organisation ait joué un rôle actif dans la plupart des principaux investissements manufacturiers recensés sur le territoire. En général, ces investissements représentent principalement l’acquisition et du remplacement d’équipements », a indiqué André Barnabé.

En 2017, les deux investissements majeurs ont été l’implantation de l’entreprise Meunerie Côté-Paquette (30 M$) dans le parc industriel Théo-Phenix et la construction du nouveau siège social de Jefo Nutrition (18 M$) sur l’avenue Jefo.

Biotechnologie et agroalimentaire

Dans la région, le secteur biotechnologie et agroalimentaire a le vent dans les voiles autant au niveau de la croissance du nombre d’emplois que des investissements.

En 2017, ce secteur phare de la MRC des Maskoutains a permis la création de 411 emplois sur les 815 nouveaux emplois pour l’ensemble du milieu manufacturier.

Quant aux investissements, ils ont atteint plus de 142 M$ représentant ainsi 73 % de tous les investissements réalisés sur le territoire.

« L’importance stratégique du secteur biotechnologie et agroalimentaire pour le développement économique régional est encore une fois ressortie clairement. Ces entreprises ont investi 47 M$ de plus qu’en 2016 », s’est réjoui Charles Fillion, directeur associé de Développement économique de la MRC des Maskoutains (DEM).

Pour réaliser ce bilan manufacturier, les équipes de Saint-Hyacinthe Technopole et de DEM ont rencontré les dirigeants d’environ 200 entreprises comptant plus de 10 employés. Des données ont également été obtenues par l’envoi d’un questionnaire auprès de 350 entreprises manufacturières de la grande région de Saint-Hyacinthe.

« Nous recueillons les commentaires des entrepreneurs en vue de les accompagner dans la croissance de leurs entreprises », a indiqué Charles Fillion.

Pour ces deux dirigeants, les défis pour le milieu manufacturier demeurent l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre ainsi que l’amélioration de la productivité.

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