24 mars 2016
Chrysler Pacifica 2017
« La fourgonnette, le retour »
Par: Marc Bouchard

(Newport Beach, Californie) On se ­croirait dans une série de films ­populaires. Le héros, ayant subi de lourdes pertes, revient à la vie, plus fort et avec plus d’enthousiasme que jamais. C’est, presque, le scénario de la Chrysler Pacifica 2017, cette minifourgonnette que Chrysler a créée pour redorer le blason de cette catégorie de véhicule.

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Inventeur du segment en 1983, Chrysler le domine outrageusement depuis, ­affichant plus de 59 % des parts de ­marché canadiennes. Le nombre a beau être imposant, en termes de données brutes, c’est plutôt une baisse du nombre d’unités vendues qui se calcule chaque année.

Car le sex-appeal des fourgonnettes est depuis longtemps disparu. Personne ne met en doute leur côté pratique et polyvalent, mais l’absence de plaisir de conduite a entrainé les consommateurs vers des choix différents, notamment les utilitaires sport ou les multisegments.

Puis, voilà que surgit la Pacifica, une minifourgonnette nouveau genre, plus moderne que jamais et dont la mission est de dominer le monde, rien de moins… En tout cas, de ramener l’intérêt vers ce genre de véhicule. Cette difficile mission, Chrysler semble bien l’avoir réussie.

Stylée et pratique

Physiquement, la nouvelle Pacifica ne s’en laisse pas imposer. Ses lignes sont fluides et modernes, son design raffiné et l’attention accordée aux détails est ­palpable. Essayez, par exemple, du ­premier coup d’oeil de trouver le rail ­faisant glisser la portière latérale (car la Pacifica conserve les portières ­coulissantes), et vous comprendrez ce que je veux dire.

L’habitacle est aussi spectaculairement modifié. Le design de la planche de bord, simplifié et modernisé, est jumelé à une qualité de matériaux étonnante. ­Rappelons quand même que la Pacifica est destinée à remplacer le Chrysler Town & Country, la version haut de gamme des minifourgonnettes, et que les Dodge Grand Caravan seront toujours de mise. Il faut donc s’attendre à certaines qualités particulières chez la Pacifica.

La grande trouvaille, c’est l’écran multifonction au centre de la planche de bord. Il est désormais totalement plat et donne la sensation de manipuler une tablette électronique. Le système UConnect continue d’être simple d’utilisation et malgré la présence de plusieurs ­applications ajoutées, personne dans l’habitacle n’a ragé pour trouver les ­fonctions nécessaires.

La Chrysler Pacifica est construite sur une toute nouvelle plateforme, mais conserve une des exclusivités les plus intéressantes de Chrysler : le Stow’n go, ces sièges de deuxième rangée qui se replient (désormais sur simple pression d’un bouton) et qui se dissimulent ­complètement dans le plancher. Le ­résultat est, quand tous les sièges sont ainsi dissimulés, un espace de chargement impressionnant : 64 planches 4 x 8 peuvent y prendre place.

Essai en famille

Pour mettre à l’épreuve la Pacifica, c’est en famille que nous nous sommes dirigés vers la Californie du sud. Fiston, sa copine et Chérie m’accompagnaient donc dans un périple de deux jours sur les routes sinueuses de Orange County.

D’entrée de jeu, Fiston et Copine ont apprécié les écrans de grandes ­dimensions disponibles aux places ­arrière. Ils pouvaient y regarder un film, y jumeler leurs appareils intelligents ou simplement s’amuser avec une des ­applications incluses dans ce qui ­s’appelle le Uconnect Theatre, une ­option dispendieuse, mais indispensable. Ils ont aussi rapidement appris que la Pacifica pouvait devenir un point d’accès internet, et ont partagé leur périple avec tous leurs amis. Ils ont aussi apprécié la présence d’une petite balayeuse intégrée à l’arrière pour ramasser les quelques miettes échappées le long du chemin.

Chérie, à l’avant, a apprécié la facilité de trouver une position confortable, les nombreux ajustements du siège et les sièges chauffants, qu’elle utilise douze mois par année.

Pour ma part, c’est la direction qui m’a le plus impressionné. Désormais avec ­assistance électrique, elle s’est avérée plus précise que jamais, et surtout plus communicative. Les suspensions ont ­aussi été considérablement améliorées, bien qu’on ne puisse jamais complètement oublier qu’il s’agit d’une fourgonnette.

Sous le capot, le moteur V6 3,6 litres Pentastar est aussi efficace que dans ses autres utilisations, et pour une fois, la boite de vitesses 9 rapports ZF ne détonne pas trop dans le jumelage.

En fait, outre un peu de mal des transports de mes passagers arrière parce que je testais de façon plus dynamique la conduite, et le manque d’espace de ­rangement aux places avant, personne n’a vraiment trouvé à redire contre la ­Pacifica qui, vraiment, marque non pas un simple pas, mais un véritable bond en avant pour le segment.

Ces avantages ont un prix cependant. La version Touring L, la version d’entrée de gamme de la Chrysler Pacifica, a un prix de départ de 43 995 $, la Touring L-Plus, de 46 995 $ alors que la version la plus équipée, la Limited, affiche un prix de départ de 52 999 $. C’est le retour de la fourgonnette, mais dans le luxe.

Les frais pour ce reportage ont été payés par Fiat Chrysler Automobile Canada.

Photo Marc Bouchard

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