10 mai 2018
Carte blanche
La grande déroute?
Par: Pierre Bornais

Les élections provinciales n’auront lieu que dans cinq mois, mais déjà un nombre important de députés et de ministres – surtout parmi les libéraux – ont annoncé leur départ.

S’agit-il d’un phénomène nouveau, lié au fait d’un scrutin à date fixe, ou la manifestation d’un malaise plus profond, ressemblant à une véritable déroute?

Un peu des deux, sans doute, mais compte tenu qu’une forte majorité de ceux-ci – à ce jour – appartient à la majorité au pouvoir, impossible de ne pas y voir un malaise certain.

Bien sûr, chacun y va de ses mobiles plus personnels pour expliquer sa décision : longue carrière politique, raisons familiales ou professionnelles, etc. 

Il y en a pour tous les goûts et, chose certaine, personne n’est en droit de critiquer ce qui demeure quand même une décision importante pour chacun. 

Même si parfois, la surprise est grande, comme dans le cas de la ministre Boulet qui se retire, même après avoir reçu confirmation d’un poste protégé dans un nouveau comté.

Et des ministres importants qui en ont assez après un premier mandat de quatre ans! Même le premier ministre Couillard doit éprouver de la difficulté à s’y retrouver. 

Ceux et celles qui voulaient du changement seront servis à souhait puisqu’au rythme actuel, plus de 20 % des députés en place auront déclaré forfait avant le jour J.

Dans un tel contexte, l’élection du 1er octobre 2018 pourrait réserver bien des surprises, tant au niveau des circonscriptions électorales que de la formation politique qui sera appelée à former le prochain gouvernement.

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