15 décembre 2011
Coups à la tête et commotions cérébrales
La ligue midget AAA est sécuritaire, estime Martin Cadorette
Par: Maxime Desroches
Martin Cadorette croit que les joueurs sont bien sensibilisés à la violence par la ligue midget AAA.

Martin Cadorette croit que les joueurs sont bien sensibilisés à la violence par la ligue midget AAA.

Alors que les discussions sur les commotions cérébrales et les coups à la tête dans le hockey professionnel font à nouveau la manchette, notamment en raison du cas Sidney Crosby, l’entraîneur-chef des Gaulois du CAG, Martin Cadorette, soutient que la ligue midget AAA est un environnement sécuritaire pour les jeunes hockeyeurs.

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Il faut dire que le circuit Gauthier sanctionne sévèrement les contrevenants à la ligne de conduite imposée aux joueurs. Les gestes disgracieux sont des cas isolés, tandis que les bagarres se font encore plus rares. Celles-ci entraînent d’ailleurs une suspension automatique des joueurs impliqués.

« Les joueurs sont plus gros et plus rapides de nos jours, concède Cadorette. Que ce soit chez les pros, chez les juniors ou dans le midget AAA, on n’échappe pas à cette réalité. Ce qui nous différencie par contre, c’est que notre ligue privilégie les joueurs rapides avec de bonnes habiletés individuelles. Les joueurs lents qui ne cherchent qu’à accrocher, provoquer ou frapper, on n’en retrouve pratiquement aucun à travers la ligue. Déjà là, ça diminue les risques de coups à la tête et de commotions cérébrales. »

La pédale au fond

Nuancé, le pilote des Gaulois estime que les rares incidents fâcheux auxquels il a assisté s’expliquaient en grande partie, justement, par le rythme effréné auquel le jeu se déroule. « Dès leurs débuts dans le double lettre, on encourage les jeunes hockeyeurs à faire preuve de combativité et d’intensité. Or, lorsque tout le monde patine la pédale au fond, la fraction de seconde nécessaire pour réfléchir à la portée de son geste n’est pas toujours là. Le fait de compléter une mise en échec, ça joue énormément dans l’évaluation que font les recruteurs du hockey junior. Les joueurs sont encouragés à le faire dans la légalité », mentionne-t-il.

Au même titre qu’ils le sont pour l’abus de drogues, d’alcool et de stéroïdes, les hockeyeurs de la ligue midget AAA sont sensibilisés au danger des coups portés à la tête. Cette initiative a mené à des résultats concrets, croit Martin Cadorette.« Je crois honnêtement qu’on voit moins de cas de commotions depuis que les jeunes sont mieux informés. Par exemple, les joueurs ont appris à garder leur bâton plus bas. Ça réduit de beaucoup les risques d’incidents. »Néanmoins, considérant la nature du sport et la qualité des programmes de préparation physique, il serait bien illusoire de croire que les commotions cérébrales, et autres types de blessures pouvant laisser des séquelles, seront un jour enrayées complètement du hockey.« Le hockey est un sport qui se joue à vive allure. Tant que cela va faire partie de la culture de notre sport, des blessures à la tête vont arriver de temps à autre. Il s’agit de s’assurer que celles-ci demeurent accidentelles, et à ce chapitre, la ligue midget AAA fait de l’excellent travail », conclut Martin Cadorette.

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