19 avril 2018
Les nouveaux maires dans la MRC
La lune de miel de Stéphan Hébert se poursuit à Sainte-Hélène-de-Bagot
Par: Benoit Lapierre
Le maire de Saint-Hélène-de-Bagot, Stéphan Hébert, devant le bureau municipal maintenant  installé à l’étage du centre communautaire. Photo François Larivière | Le Courrier

Le maire de Saint-Hélène-de-Bagot, Stéphan Hébert, devant le bureau municipal maintenant installé à l’étage du centre communautaire. Photo François Larivière | Le Courrier

À la suite du départ d’Yves Petit après 40 ans au conseil, dont 20 à la mairie, le vent a tourné à Sainte-Hélène-de-Bagot après les élections municipales de novembre 2017.

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L’accession de Stéphan Hébert à la mairie, grâce à sa victoire devant Robert Chevrier par une mince majorité de 36 voix, annonçait un changement de cap dans la conduite des affaires de la municipalité.

Dans un premier geste d’éclat, le nouveau conseil a décidé que le bureau municipal, qui cohabitait jusque-là avec la caserne des pompiers, au 379, de la 7e avenue, allait déménager. Il occupe depuis peu l’étage du nouveau centre communautaire, au 421, de la 4e avenue, un bâtiment tout neuf relié à l’école Plein Soleil et doté d’un gymnase. Voilà donc une affaire réglée : le vieux presbytère n’abritera pas les bureaux municipaux et la salle du conseil, du moins pas dans un avenir prévisible.

« Il y avait peut-être d’autres possibilités, mais amener les bureaux municipaux ici, ça nous apparaissait l’option la moins coûteuse et la plus logique », expliquait le maire Hébert en déambulant dans les nouveaux quartiers de la municipalité avec les représentants du COURRIER.

Il a aussi été décidé que le conseil municipal allait dorénavant tenir ses séances publiques dans le vaste corridor bordant les nouveaux locaux administratifs. La grande première dans cette salle du conseil improvisée a eu lieu le 3 avril.

Quant au presbytère, il demeurera une propriété municipale utilisée par la communauté, notamment par la FADOQ. « C’est un bâtiment historique au cœur du village, on ne peut pas s’en départir. Il nous reste à décider si on laisse la bibliothèque municipale au sous-sol ou si on l’envoie dans les locaux de la 7e avenue. »
Dans un autre dossier chaud, celui des pompiers, la messe est dite : il n’y aura pas d’alliance avec Saint-Hyacinthe, de sorte que le Service des incendies de Sainte-Hélène va conserver toute son indépendance, annonce le maire Hébert.

Lui qui en est à sa 17e année au conseil avaitmarqué une pause en avril 2017 en abandonnant son siège de conseiller, quelque peu désabusé. « Moi, j’aime travailler en équipe, et l’atmosphère au conseil n’était plus ce qu’elle était il y a 16 ans. Mais maintenant, ça va très bien avec le nouveau conseil et c’est aussi très agréable de travailler avec les employés municipaux. Je vis une lune de miel! », se réjouit-il.

Directeur du département des pièces chez Granby Volkswagen, Stéphan Hébert arrive à concilier son job de maire et son boulot à Granby. « Même avec mon travail qui m’accapare durant 40 heures par semaine, je me rends disponible tous les vendredis après-midi au bureau municipal », signale-t-il.

La municipalité se prépare maintenant à la réalisation d’un projet majeur, évalué à 3,9 M$ : le remplacement complet de l’usine de traitement des eaux usées par une reconstruction sur le même site. « C’est un système avec bio-disques qui n’existe plus aujourd’hui. Les travaux devraient commencer en 2019, et ce sera le dernier gros projet. En 2017, avec l’inauguration du Chalet des loisirs, on a a fait le tour des bâtiments. Sainte-Hélène est très bien équipée en infrastructures. »

Le prochain défi, dit-il, sera d’obtenir une expansion du périmètre urbain, la zone blanche ayant été « gelée » par le gouvernement dans les MRC de la deuxième couronne entourant la région métropolitaine. « Ici, c’est comme à Saint-Simon, il ne reste plus de terrains à développer, à part trois lots pour des triplex et un lot commercial. C’est bloqué même pour le projet de la famille Bédard, derrière la station Shell, qui avait pourtant été accepté par la CPTAQ », déplore Stéphan Hébert.

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