21 avril 2016
Collège Saint-Maurice
La mixité dès la rentrée 2017
Par: Rémi Léonard
La mixité dès la rentrée 2017

La mixité dès la rentrée 2017

C’est à la rentrée 2017 que les premiers garçons entreront au Collège Saint-Maurice. Photo François Larivière | Le Courrier ©

C’est à la rentrée 2017 que les premiers garçons entreront au Collège Saint-Maurice. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le directeur général du collège, Jean-Pierre Jeannotte, juge que l’évolution vers la mixité était devenue « incontournable ». Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le directeur général du collège, Jean-Pierre Jeannotte, juge que l’évolution vers la mixité était devenue « incontournable ». Photo François Larivière | Le Courrier ©

La dernière école non mixte de Saint-Hyacinthe a présenté lundi un plan en trois volets pour assurer l’avenir de l’établissement, mais c’est l’arrivée graduelle de garçons à la rentrée 2017 qui a sans contredit créé le plus « d’effervescence » lors de l’annonce, admet le directeur général Jean-Pierre Jeannotte.

Publicité
Activer le son

Ce « virage important » a été identifié comme « incontournable » à la suite d’un processus de réflexion amorcé à l’automne dernier, indique-t-il, en ­rappelant que la quasi-totalité des écoles non mixtes au Québec a déjà franchi ce pas.

L’intégration de la première cohorte mixte se fera à l’automne 2017, uniquement en secondaire 1. Les élèves qui fréquentent déjà le collège et la ­cohorte 2016 resteront donc dans des classes non mixtes pour le reste de leur parcours.

L’opération séduction 2.0

En parallèle, deux nouveaux programmes feront leur apparition au Collège Saint-Maurice (CSM) : Information, ­médias et technologies ainsi que Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques. Le premier sera offert à la rentrée 2017 et misera sur le multimédia, la modélisation 3D et la communication digitale. Le deuxième programme arrivera l’année suivante, même si des applications ­seront offertes plus tôt, et se concentre davantage sur la robotique et la ­programmation.

Enfin, les approches pédagogiques ­seront renouvelées pour faire évoluer le collège vers « l’école du 21e siècle », ­projette Jean-Pierre Jeannotte. Le directeur évoque l’apprentissage personnalisé, une bibliothèque numérique, des plateformes en ligne et l’acquisition de divers appareils électroniques, dont une imprimante 3D.

Une question de survie

L’objectif de tous ces changements est d’attirer plus de clientèle, reconnaît le ­directeur. À environ 600 élèves, le CSM ne peut plus assurer sa viabilité à long terme en continuant de regarder les inscriptions chuter. La cible est de ramener l’établissement à sa pleine capacité, soit 820 élèves.

La concurrence est forte entre les écoles et le marché maskoutain est petit, explique Jean-Pierre Jeannotte. De plus, comme 60% de sa clientèle ­provient de l’extérieur de la MRC, la concurrence aussi est élargie à un vaste territoire. Le directeur espère que le virage repositionnera favorablement son collège fort de 140 d’histoire dans ce marché compétitif.

Ce sera en quelque sorte son « legs », commente-t-il, puisqu’il prendra sa ­retraite à la fin de l’année scolaire en cours après 33 ans de service. Le processus pour lui trouver un successeur va bon train. Selon Jean-Pierre Jeannotte, la décision d’implanter la mixité a été accueillie avec « enthousiasme » à l’interne.

Le CSM « déploiera toutes les ressources nécessaires » pour accueillir la clientèle masculine et pour acquérir les nouvelles technologies, mais l’impact sur les frais de scolarité sera « minimisé » afin qu’ils demeurent « compétitifs », indique un document explicatif disponible sur le site du collège.

Malgré l’évolution dans les traditions du collège, le directeur tient à rappeler que les valeurs sont là pour rester, tout comme l’aspect confessionnel. « Ça fait partie de l’ADN et de l’héritage de notre école », assure-t-il. Les Soeurs de la Présentation de Marie sont toujours ­propriétaires et offrent une entente location « très avantageuse » au collège. La relève institutionnelle se fera éventuellement, mais pas dans un avenir rapproché, indique Jean-Pierre Jeannotte.

image