9 mai 2019
École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe
Là où je vais : la grande fête des finissants
Par: Maxime Prévost Durand

C’est une tradition, pour leur dernier spectacle de la saison, les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe proposent les scènes d’auditions qu’ils présenteront plus tard en mai au Théâtre de Quat’Sous. En les réunissant toutes, une pièce hétéroclite en ressort, mais c’est surtout l’occasion de célébrer tous ensemble la fin de leur formation.

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« C’est l’organisation d’une fête, je le vois toujours comme ça, lance Isabelle Leblanc, qui assure la mise en scène de ce spectacle des scènes d’auditions pour une troisième année consécutive. C’est une manière de souligner leur parcours, que ce soit en production ou en interprétation, et de saluer leur choix de faire du théâtre leur vie. »

Ainsi, une douzaine d’extraits provenant d’autant d’auteurs différents sont regroupés pour ne faire qu’une seule pièce, intitulée Là où je vais. On y retrouve autant des textes d’Alfred Jarry et de Rébecca Déraspe, que de Rajiv Joseph et de Brigitte Haentjens, pour n’en nommer que quelques-uns.

« C’est un drôle de spectacle parce qu’il n’y a pas de montée dramatique, on est dans des auteurs très différents qui se côtoient, mais cela fait qu’on ne s’ennuie pas et ça donne quelque chose de très rythmé. »

Les spectateurs sur la scène

Dans une formule plutôt rarissime, les gradins se retrouveront sur la scène elle-même pour cette dernière pièce de la saison. Un choix qui permet aux finissants de tous les départements d’utiliser et d’habiter l’espace de jeu d’une façon différente, avec plus de profondeur et un contexte plus intimiste.

« Ça sort tout le monde de sa zone de confort parce qu’on doit négocier avec les défis que ça crée, mais c’est aussi très excitant, souligne Isabelle Leblanc. En plaçant les spectateurs sur la scène, on va se rapprocher de l’expérience qu’ils vont vivre à Montréal, avec une disposition beaucoup plus intime. »

Puisque les extraits proviennent d’univers tous aussi différents les uns que les autres, un décor neutre rappelant une grande ville sera utilisé. Les costumes viendront quant à eux préciser la place des personnages dans le temps et le contexte social, tandis que l’éclairage et l’audio viendront appuyer l’esprit du lieu de la scène jouée.

À certains moments, des projections vidéos défileront sur de grands panneaux et au sol, évoquant par la même occasion l’anonymat des personnages qui se retrouvent dans une métropole. Ces images ont d’ailleurs été filmées à Montréal par les étudiants eux-mêmes, qui se sont « laissés surprendre » par ce que la métropole avait à leur offrir ce jour-là.

Outre le fait qu’il s’agisse d’une cohorte particulièrement féminine en interprétation, avec seulement deux représentants masculins parmi la douzaine de finissants du programme, Isabelle Leblanc dénote surtout un grand engagement de la part de ces étudiants. « Il y a un souci des textes engagés et de l’artiste qui prend une place dans la cité. Il y a un côté militant un peu même », remarque-t-elle.

La pièce Là où je vais sera présentée du 10 au 16 mai à la salle Léon-Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe. Comme à l’habitude, les représentations du vendredi et du samedi seront à 20 h, celle du dimanche à 16 h et celles du mardi au jeudi à 19 h, avec une relâche le lundi. Les billets sont disponibles au coût de 10 $ par personne ou 5 $ pour les étudiants et peuvent être réservés au 450 773-6800 poste 2408.

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