5 septembre 2013
CSSSRY
« La réhabilitation est un dossier clos »
Par: Jennifer Blanchette
Les travaux au centre hospitalier Honoré-Mercier se sont terminés en juillet 2008 avec l'ouverture de la nouvelle entrée principale et l'aménagement d'un stationnement de 70 cases.

Les travaux au centre hospitalier Honoré-Mercier se sont terminés en juillet 2008 avec l'ouverture de la nouvelle entrée principale et l'aménagement d'un stationnement de 70 cases.

Un peu plus de dix ans après le début du chantier, l’administration du Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY) peut enfin refermer le dossier de la réhabilitation de l’Hôpital Honoré-Mercier.

Bien que les travaux soient terminés depuis 2008, le CSSSRY ne pouvait annoncer la fermeture du dossier en raison de diverses poursuites judiciaires déposées par des entrepreneurs qui réclamaient des soldes impayés.

Parmi ceux-ci se trouvait l’entreprise Construction Socam dont le litige était le dernier en liste. Quatre ans après le dépôt de la requête, l’accord entre les parties est parvenue à la suite d’une entente à l’amiable. La direction du CSSSRY a toutefois refusé de rendre publiques les modalités du règlement.Il aura fallu moins de deux mois avant que Construction Socam accepte l’offre de règlement proposée par le CSSSRY. Le soulagement était palpable au sein du conseil d’administration de l’organisme public lors de l’annonce de cette nouvelle, durant la réunion de juin.En février 2009, LE COURRIER révélait que le montant réclamé par Construction Socam, était de 9,5 M$. À cette somme s’ajoutait un solde impayé de 373 000 $ sur le contrat de base chiffré à 8,9 M$. L’entreprise avait obtenu en avril 2004 le mandat de réaliser l’enveloppe extérieure du centre hospitalier Honoré-Mercier. L’entente spécifiait que les travaux devaient se dérouler d’avril à décembre 2004. Au final, la réalisation du mandat a été complétée en mai 2006, soit 17 mois après la date prévue. Ce retard était dû à de nombreux problèmes rencontrés par l’entrepreneur et découlait du fait que les travaux exécutés étaient différents de ceux pour lesquels Construction Socam avait été engagée au départ. Construction Socam n’est pas la seule entreprise à avoir utilisé la justice afin de réclamer des sommes impayées par le CSSSRY. À une semaine d’intervalle, Plombaction et Axa Assurances (à titre de caution après la faillite de Progère Construction) avaient chacune déposé une requête en novembre 2007. Elles ont finalement évité les tribunaux en choisissant de s’entendre à l’amiable avec le CSSSRY. Dans les deux cas, les règlements sont conclus. Les termes des accords sont gardés encore une fois confidentiels.

Une facture finale variable

Lors de l’annonce du projet de réhabilitation de l’Hôpital Honoré-Mercier en 2003, un montant initial de 119,2 M$ avait été avancé. Une décennie plus tard, la facture avoisine plutôt les 160 M$, d’après la direction du CSSSRY.

Toutefois, selon les informations recueillies par LE COURRIER, la facture s’approcherait davantage des 175 M$. Entre mars 2003 et décembre 2005, un montant total de 144 M$ avait été autorisé par les ministres de la Santé en poste à l’époque. À ce chiffre s’ajoutaient 16,5 M$ de frais divers engendrés par la réhabilitation tels que l’embauche de chargés de projets et des déménagements. Ce montant avait fait l’objet d’une résolution du conseil d’administration du CSSSRY en janvier 2006. À ces montants, qui totalisent à eux seuls 160 M$, il faut additionner les sommes déboursées pour les ententes à l’amiable. Même si les montants des règlements sont tenus confidentiels, les poursuites représentaient, lors de leur dépôt, une somme de 17 M$. Malgré cela, le CSSSRY demeure ferme sur sa position. « Dans les rehaussements de budget demandés au cours des années, tous les coûts étaient déjà compris, incluant les règlements », maintient Marie-Josée Gervais, directrice des communications au CSSSRY, pour expliquer la facture de 160 M$. Au départ échelonnés sur deux ans, les travaux auront plutôt nécessité cinq années avant d’être menés à terme. Le vaste chantier prévoyait la construction d’un nouveau bâtiment ainsi que la décontamination de tout l’hôpital.

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