15 décembre 2011
La retraite dorée?
Par: Pierre Bornais

Nombreux en rêvent, mais plusieurs déchantent quand ils sont confrontés à la réalité.

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Nombreux en rêvent, mais plusieurs déchantent quand ils sont confrontés à la réalité.

L’avenir ne s’annonce pas prometteur pour ceux et celles qui ne comptent que sur leurs économies pour accéder à une retraite raisonnable.Les habitudes de consommation ne favorisent pas la préparation de ces jours, lointains pour la majorité d’entre nous.Depuis un certain temps, même les prestations déterminées dans les régimes de pension soulèvent des inquiétudes. Soit parce que les fonds seront insuffisants pour assumer les respsonsabilités qui en découlent, soit que le principe même est remis en question dans les entreprises.C’est désormais la situation des personnes qui ne touchent que les allocations du Régime des rentes (Québec) et de la Pension de la Sécurité de la Vieillesse (Ottawa) qui suscite l’inquiétude.Et force est de constater qu’elle est fondée.Au rythme actuel, les personnes aux revenus limités deviendront demain les pauvres de la société; représentant alors la majorité de la population.Les appels à l’épargne n’obtiennent pas le succès espéré et en période difficile, celle-ci n’est vraiment pas une priorité.Le tableau n’est guère encourageant pour ceux et celles qui devront faire face à une telle situation avec des revenus affaiblis et un coût de la vie (incluant la santé) en hausse.Des solutions sont évoquées : travailler plus longtemps, rendre la participation à un régime de retraite obligatoire pour ceux qui n’en ont pas, accroître les allocations du RRQ ou de la PSV, etc.Mais tout cela suppose une économie dynamique pour soutenir de telles mesures; ce qui est loin d’être le cas et les perspectives d’avenir sont plutôt sombres.La retraite dorée appartiendra-t-elle rapidement aux fantasmes du passé, la rigueur du quotidien prévalant à sa place?Sera-t-elle moins souhaitée pour autant par une majorité?-30-

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