29 décembre 2016
La revue annuelle de Christian Vanasse
Par: Christian Vanasse

La sortie la plus discrète

Quand tu pars le 5 janvier, dans les premiers de l’année, y a fort à parier qu’on ne se souviendra pas de toi à la fin de l’année. C’est un peu ce qui est arrivé à Jean-Paul Lallier, l’ex-maire de Québec. À une époque où les urbanistes déplorent le manque de vision et de transparence des élus, la pression des promoteurs et des projets à la pièce, en toute urgence et sans grande consultation publique, il fait bon se rappeler les réalisations du maire Lallier qui aimait citer ce proverbe africain pour critiquer ceux qui confondent trop souvent intérêt privé et intérêt public: « Ce que tu veux faire pour moi, si tu veux le faire sans moi, tu risques de le faire contre moi. » Matière à réflexion pour de nombreux gestionnaires de nos villes. 

Le « ben voyons donc » de l’année

Le divorce de Pierre-Karl Péladeau et Julie Snyder. Pourtant, ils s’étaient mariés l’an passé! Ce qui a fait dire à mon gars : ben voyons donc, mes deux poissons rouges ont toffé trois fois plus longtemps que leur mariage!

La palme de la paume dans’face

Le flushgate maskoutain! Après avoir investi des millions en belles publicités pour vanter notre région, qu’est-ce qui va rester dans l’imaginaire collectif des Québécois en entendant le nom de Saint-Hyacinthe? Cette terre d’innovation aux superbes infrastructures et nombreuses institutions d’enseignement où de jolies pistes cyclables longent notre magnifique usine de biométhanisation? Non. Ils voient des poissons morts flottant sur l’eau brune. Et parce que la rivière nous définit, l’image des Maskoutains n’est pas très brillante non plus. La seule façon de briser cela est de répliquer avec une image positive encore plus forte pour marquer durablement les esprits. Ma proposition : une fois par an, nos élus descendent dans la rivière pour s’y baigner et en boire un grand verre en direct sur Internet. Au lieu d’une grande corvée, on appellerait ça : la Grande Gorgée! Y feraient attention en ta’ 

12 en 10

Le remplacement pour maladie du ministre Pierre Moreau a causé bien des soucis au premier ministre Couillard. Après les passages désastreux des Blais et Bolduc, il a dû se tourner vers l’ancien adéquiste Sébastien Proulx, qui est devenu le 12e ministre de l’Éducation en 10 ans! Comme quoi le changement, y a rien de plus permanent. M. Proulx doit maintenant défendre les commissions scolaires, les CPE et l’école publique… alors qu’il a toujours voulu abolir les Commissions scolaires, les CPE et qu’il envoie ses enfants au privé. Un peu comme si le patron de Coke vous disait : « Chez nous, c’est Pepsi. » On a le goût de boire ses paroles… Hé ben, ça a pas été si pire que ça finalement. Il est sur le terrain, parle à tout le monde, s’occupe des dossiers et au final on ne peut pas dire qu’il s’est mis les doigts dans le nez… ce qui ne fut pas le cas de sa collègue de l’enseignement supérieur et de la science, Hélène David. 

Le d-uh? de l’année

La décision des 80 municipalités autour de Montréal représentant 4 millions de personnes de s’opposer au pipeline Énergie Est révolte la chef des conservateurs, Rona Ambrose, qui déclare ne pas comprendre qu’on s’oppose à un pipeline AVANT qu’il ne soit construit. D-uh? 

La découverte de l’année

En Acadie, des scientifiques trouvent une bouteille de bière de marque Alexander Keith presque aussi vieille que le Canada et qui, après des tests de saveur, était finalement « plutôt bonne ». On sait maintenant combien de temps environ il faut faire vieillir une Keith avant qu’elle soit « plutôt bonne ».

La tempête médiatique de l’année

Début mars, la ministre de la condition féminine, Lise Thériault, déclare ne pas être féministe. Les cyniques diront qu’on a aussi des ministres de l’Environnement qui ne sont pas écologistes, mais boumbadabing, la tempête médiatique a déferlé, crêpage de chignon et déchirage de chemises au menu. Une fois dedans, on pouvait croire que c’était LA nouvelle du moment. Hé bien non. Selon Influence Communication qui mesure ces choses, ce qui a le plus retenu l’attention était : l’échange du joueur de 4e trio du Canadien, Devante Smith Pelly qui a braillé comme un veau aux nouvelles en apprenant qu’il s’en allait au New Jersey… Faut le faire, UN gars qui braille a plus retenu l’attention que mille femmes qui parlent.

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