7 août 2014
Les stationnements publics étaient aussi visés
La SDC a obtenu un compromis
Par: Benoît Lapierre
La SDC demeura vigilante dans le dossier du stationnement, affirme son directeur général, Simon Cusson. Photothèque | Le Courrier ©

La SDC demeura vigilante dans le dossier du stationnement, affirme son directeur général, Simon Cusson. Photothèque | Le Courrier ©

Si la Ville de Saint-Hyacinthe n’avait pas écouté la Société de développement commercial du centre-ville (SDC), des horodateurs seraient probablement apparus aussi dans les stationnements publics pour les rendre payants à leur tour, en tout ou en partie.

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Mais la SDC a été consultée dans le dossier le printemps dernier et elle a protesté contre certaines propositions, dont celles touchant les stationnements publics. Et elle est parvenue à faire reculer la Ville.

« Le conseil exécutif a constaté que le projet soumis par les dirigeants de la Ville ne tient absolument pas compte de la réalité économique des commerçantes et commerçants du centre-ville », tranchait la SDC dans la lettre qu’elle a expédiée le 9 mai au directeur général de la Ville, Louis Bilodeau.

Disant porter « un jugement sévère » sur les orientations de la Ville dans le dossier, la SDC formulait 15 recommandations à l’intention du conseil municipal, dont quelques-unes concernant les stationnements publics. « La SDC est en total désaccord avec le projet d’implanter des horodateurs à l’intérieur de l’aire de stationnement publique Intact (Centre des arts Juliette-Lassonde) et de celle à l’arrière du Jean Coutu. Cette implantation créera un choc sans précédent auprès des plus grands utilisateurs de ces stationnements, soit nos employés », faisait valoir la SDC. Elle a aussi défendu le principe de la gratuité pour les stationnements publics hors centre-ville, comme elle a applaudi la volonté de la Ville de maintenir du stationnement gratuit limité dans la rue des Cascades et au pourtour du Marché public.

La SDC s’est aussi dite d’accord avec une actualisation du coût de stationnement à 1 $ l’heure pour les cases payantes, mais aurait souhaité que le centre-ville ne soit pas le seul secteur d’implantation des horodateurs. Enfin, la SDC aurait souhaité que le projet de la Ville fasse l’objet d’une présentation publique avant son adoption, ce qui ne s’est pas produit malgré en entente tacite à ce sujet.

« En ce qui concerne nos recommandations de base, on peut dire que nous sommes satisfaits parce qu’au départ, c’était un projet un peu tentaculaire. On ne se le cachera pas : ce que la Ville recherche, ce sont des revenus supplémentaires. Mais la SDC va demeurer vigilante et elle n’hésitera pas à interpeller la Ville si des choses doivent être changées. Il faut s’assurer que le projet des horodateurs ne nuira pas au commerce de détail au centre-ville », a commenté le directeur général de la SDC, Simon Cusson.

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