10 septembre 2015
Antenne de Rogers non autorisée
La tour restera où elle est
Par: Benoît Lapierre

Même si elle a procédé à l’installation d’une tour haubanée de 35 mètres de hauteur en bordure de la rue Johnson Ouest sans aucune autorisation de la Ville, la firme Rogers Communications pourra laisser cette structure à l’endroit où elle se trouve jusqu’à la fin de décembre 2016.

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Après avoir bien examiné la question, ­l’administration municipale a décidé de se montrer tolérante envers Rogers, a fait ­savoir le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau.

« Mais il s’agit de travaux exécutés sans permis, et nous avons donné un constat d’infraction. En pareil cas, la pénalité peut varier de 500 $ à 2000 $, et nous avons ­finalement opté pour une amende de 1000 $. Quant à la tour, elle n’est pas très apparente; elle est blanche et très effilée. L’avantage, à l’endroit où elle a été ­installée, c’est qu’elle est cachée à sa base par un bosquet », a indiqué M. Bilodeau.

Dans son édition de la semaine dernière, LE COURRIER rapportait que Rogers n’avait pas attendu le feu vert de la Ville pour installer une antenne temporaire – deux ans – sur le site de l’Hôtel des ­Seigneurs, en prévision du démantèlement du système d’antennes de radiocommunication qui domine l’édifice de 14 étages, dont la démolition progresse. ­L’ancien propriétaire, SilverBirch, a cédé l’immeuble aux Centres d’achats Beauward, le partenaire de la Ville de Saint-Hyacinthe dans le projet du nouveau centre des congrès. M. Bilodeau a reconnu que la Ville n’était pas très chaude à l’idée de se chamailler avec son partenaire pour une question d’antenne. « C’était embêtant. Ils se sont excusés », a-t-il ­reconnu.

Il n’en reste pas moins que les élus ­municipaux ignoraient totalement que Rogers avait déjà installé son antenne lorsqu’ils ont refusé, à la plénière du 31 août, le dernier site proposé pour la structure, celui où elle se dresse ­maintenant. Le conseiller Alain Leclerc considérait qu’il s’agissait d’un manque total de respect envers la Ville. Le conseil municipal était disposé à approuver un site qui se trouve à l’extrémité est de la ­propriété de Beauward, près des ­concessionnaires automobiles.

La gestion des systèmes d’antennes de radiocommunication est une question qui relève d’Industrie Canada, mais la consultation du public et de la municipalité fait partie du processus. En cas de litige entre l’entreprise qui projette une installation et la municipalité, c’est le Ministère qui est appelé à trancher le litige.

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