5 avril 2012
Transport collectif, livraison et covoiturage
La vie sans épicerie à Saint-Pie
Par: Le Courrier
La réouverture de l'Inter Marché pourrait prendre au moins neuf mois à Saint-Pie.

La réouverture de l'Inter Marché pourrait prendre au moins neuf mois à Saint-Pie.

Près de deux semaines après qu’un violent incendie ait complètement détruit l’unique marché d’alimentation de Saint-Pie, les citoyens s’organisent autour d’une nouvelle réalité qui pourrait durer encore toute une année : la vie sans épicerie.

Déjà, le service de transport collectif de la MRC des Maskoutains a été sollicité par quelques personnes pour se déplacer vers les épiceries de Saint-Hyacinthe. Deux citoyens avec le coeur sur la main ont aussi proposé un service de covoiturage vers les supermarchés des environs.

Même la famille Jodoin, propriétaire des IGA de Douville et de La Providence, a mis la main à la pâte. Depuis cette semaine, elle a élargi son territoire de livraison jusqu’à Saint-Pie. Les citoyens peuvent désormais placer leur commande par téléphone les mardis, mercredis et jeudis matin, entre 8 h et midi. Deux employés préparent ensuite les commandes pour une livraison en après-midi, entre 13 h et 17 h. Ce service est offert au coût de 7 $, qui s’ajoute au prix de la commande.« On nous a dit qu’il y avait beaucoup de personnes âgées à Saint-Pie et c’est notre façon d’aider cette belle communauté, a expliqué le propriétaire Guy Jodoin. Les employées qui s’occupent de ce service le font depuis plus de 10 ans. Elles sont minutieuses et très attentionnées. Les gens n’ont rien à faire, à part attendre qu’on vienne sonner à la porte. »Mardi, 2 200 encarts ont été insérés dans la circulaire IGA distribuée à Saint-Pie pour faire connaître ce service. « C’est certain que ça amène de l’eau au moulin, a noté M. Jodoin, mais notre premier objectif, c’est d’aider les gens avec un service de qualité. »

Patience

Du côté de l’Inter Marché, le long processus menant – espère-t-on – vers la reconstruction, s’est entamé au cours de la dernière semaine. Si les inspecteurs en sinistre de la compagnie d’assurances ont d’ores et déjà confirmé qu’il s’agissait d’un incendie accidentel, il faudra s’armer de patience pour la suite des choses.

« Présentement, le désir de la propriétaire, c’est de reconstruire, mais il faut s’en remettre à l’assureur, explique Jean-Charles Gingras, directeur de l’Inter Marché. Pour l’instant, on suit la parade. »L’assureur devra déterminer ce qui peut être récupéré, puis entreprendre le bal des soumissions pour confier à un entrepreneur la reconstruction de l’édifice. « Si tout va bien et que la compagnie d’assurances supporte l’ensemble des coûts, on pourrait avoir un nouveau supermarché dans environ neuf mois », estime M. Gingras, en demeurant prudent. « Il y a beaucoup de « si ». »D’ici là, la Ville de Saint-Pie, confiante de voir l’Inter Marché renaître de ses cendres, ne sollicitera pas d’autres bannières. « Il nous faut une épicerie le plus vite possible, mais tant que la propriétaire de l’Inter Marché voudra reconstruire, on va l’attendre et donner la chance au coureur », a noté la directrice générale de Saint-Pie, Dominique St-Pierre.

image