8 novembre 2012
:Restos-bars au centre-ville
La Ville lève le moratoire
Par: Le Courrier

Estimant aujourd’hui qu’il y a place pour d’autres restos-bars au centre-ville de Saint-Hyacinthe, le conseil municipal a décidé qu’il était temps de lever en partie le moratoire qui, depuis 1999, empêche l’implantation de nouveaux bars et restos-bars dans toute la ville.

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es bars demeurent des établissements frappés d’interdiction, mais de nouveaux restos-bars – ou restos-pubs – pourraient éventuellement faire leur apparition dans les limites du centre-ville commercial. De forme rectangulaire, ce secteur englobe, grosso modo, les rues Cascades et Saint-Antoine et des portions de rues transversales, entre Bourdages Nord à l’avenue Vaudreuil.

Tout projet présenté à la Ville sera toutefois examiné par le Comité consultatif d’urbanisme (CCU) et devra en recevoir l’approbation. Il sera ensuite soumis aux propriétaires des zones concernées pour acceptation finale, comme s’il s’agissait d’une requête en changement de zonage. La Ville définit un resto-bar comme étant un établissement où des boissons alcoolisées peuvent être servies seules en tout temps si on y offre aussi des repas complets au dîner et au souper; on ne peut pas y présenter de spectacles, mais de la musique d’ambiance est tolérée sur la terrasse.Bien qu’on recense encore une bonne quinzaine de bars au centre-ville, on n’y retrouve que trois restos-bars: Le Bistro Nordenger, au coin de Sainte-Anne et Girouard, installé dans ce qui fut le local du bistro Martini puis du bistro neuf, le pub Saint-Patrick, rue Saint-Antoine, qui est jumelé au restaurant Au Charbon Steak House et enfin, le resto-pub Le Bouffon, rue Sainte-Anne.Son tenancier, Manuel Picard, semble prendre avec philosophie cette levée de moratoire qui ouvre la porte à d’autres compétiteurs potentiels. « C’est correct, libre à tous de venir s’installer ici, mais c’est sûr que la tarte ne sera pas plus grande. C’est un méga été qu’on a connu, et certains ont peut-être trouvé ça alléchant, mais il ne faut pas oublier qu’après l’été, il y a l’automne, puis l’hiver, puis le printemps », a-t-il commenté. Si son commerce se porte bien dit-il, c’est qu’il y travaille six jours par semaine depuis 1997. « Faut pas dormir là-dessus, il faut rester en constante évolution et continuer à investir », assure Manuel.Mais il trouve un peu étrange de voir Saint-Hyacinthe lever le moratoire sur les restos-bars alors que certains sont sur « respirateur » et qu’un emplacement stratégique comme le local qu’occupait le resto-bar San Marino, juste en face du Centre des arts Juliette-Lassonde, est encore vacant. « La Ville devrait « focusser » là-dessus », croit-il.La conseillère Sylvie Adam, qui représente le district Cascades au conseil municipal, assure que la levée du moratoire ne vise pas à réponde aux attentes d’un promoteur quelconque. « Nous n’avons pas eu de demandes pour un resto-bar, mais si on nous présente un projet intéressant, nous serons prêts. Si ça peut donner un coup de pouce pour revitaliser le centre-ville, tant mieux, et ça ne nous engage en rien », explique-t-elle.Elle soutient que tant au plan résidentiel que commercial, il reste beaucoup à faire au centre-ville et que la municipalité doit se préparer à y injecter encore beaucoup d’argent. Partisane d’un regroupement des organismes culturels au centre-ville plutôt que dans l’ancien couvent La Métairie, elle fonde toujours beaucoup d’espoir dans ce projet, tant pour les organismes que pour le centre-ville. « Bien sûr. Ce n’est pas encore réglé », a-t-elle confié.Du côté de la Société de développement commercial du centre-ville (SDC), la levée du moratoire sur les restos-bars est plutôt vue d’un bon oeil, a indiqué son directeur général, Simon Cusson. « On nous a assurés que dans les faits, ça ne changerait rien, sauf si un projet très intéressant se présentait. Dans un cas comme celui-là, on nous dit que ça faciliterait la démarche », a-t-il expliqué.

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