14 mars 2013
Stationnement Les Salines
La Ville poursuit le concepteur
Par: Le Courrier
La Ville de Saint-Hyacinthe a décidé de poursuivre le concepteur du stationnement du parc Les Salines, Objectif paysage, et lui réclame 650 367 $.

La Ville de Saint-Hyacinthe a décidé de poursuivre le concepteur du stationnement du parc Les Salines, Objectif paysage, et lui réclame 650 367 $.

Estimant à 560 210 $ ce qu’il en coûterait pour remettre en état le stationnement du parc Les Salines, la Ville de Saint-Hyacinthe a décidé de poursuivre son concepteur, la Firme Objectif paysage, de Mont-Saint-Hilaire : elle lui réclame une somme totale de 650 367 $.

Publicité
Activer le son

Voilà qui représente plus de six fois ce qu’Objectif paysage a touché pour son travail dans le cadre du projet, soit 101 237 $. Le contrat initial, qui se chiffrait à 68 370 $, lui avait été octroyé en novembre 2007 pour des services professionnels en architecture de paysagement concernant le secteur Sud du parc Les Salines.

L’entreprise devait préparer les plans pour la construction d’un stationnement de 6155 mètres carrés, l’aménagement paysager de la terrasse du chalet, l’aqueduc, l’électricité et l’éclairage du stationnement et la création d’une butte pour la glissade.Exécutés par la firme Infrastructure Rive-Sud, de Saint-Hyacinthe, en vertu d’un contrat de 1 165 404 $, les travaux se sont déroulés de mai 2009 à septembre 2010. Dès octobre 2010, lit-on dans la requête qui a été déposée en Cour supérieure, la Ville constatait l’apparition de nids-de-poule dans le stationnement, de l’accumulation d’eau et une détérioration de la surface de roulement. Partant de là, elle n’a jamais voulu acquitter une facture additionnelle de 10 045 $ de la firme Objectif paysage et lui a demandé d’intervenir pour que la situation soit corrigée. « Elle a toujours refusé de le faire, niant toute responsabilité face à la dégradation du stationnement. Ledit stationnement est déficient, dangereux, inapproprié et ne répond nullement à l’usage et aux besoins de la demanderesse », précise la requête qui a été présentée en Cour supérieure par Me Jean-Pierre Boileau, du cabinet Sylvestre et associés, de Saint-Hyacinthe.La Ville y soutient que des erreurs majeures ont été commises dans la conception des plans et devis et que le type de stationnement qui lui a été proposé est inapproprié à ses besoins, estimant donc avoir été induite en erreur. Elle affirme aussi qu’Objectif paysage a conçu un système de drainage des eaux de surface inadéquat, inefficace et non fonctionnel, et qu’il en va de même avec les lits de biorétention des eaux aménagés en périphérie du stationnement en poussière de pierre.La Ville appuie sa requête sur les observations d’un ingénieur de Québec, Louis Dumont, dont elle avait retenu les services au printemps 2012 pour obtenir l’avis d’un expert dans le dossier. Il a produit un rapport d’une cinquantaine de pages dans lequel il explique que pour remédier à la situation, des travaux d’égout pluvial et des travaux de voirie sont requis. Ces travaux incluent la mise en place d’un système de drainage pluvial standard avec puisards et l’application d’un revêtement de béton bitumineux sur le stationnement.Les honoraires de l’ingénieur Dumont (27 587 $), d’un arpenteur-géomètre, Guy Bruneau (2 874 $), le coût de réparations temporaires faites en août 2012 (9 695 $) et des dommages de 50 000 $ complètent la réclamation.Joint par LE COURRIER, le président d’Objectif paysage, Alain Baillargeon, n’a pas émis de commentaires. « Je préfère ne pas parler étant donné que les avocats sont dans le dossier. Mais on vous donnera sûrement des nouvelles bientôt », a-t-il dit.Il est représenté par Me Simon Daigle, du cabinet montréalais Borden Ladner Gervais, lequel n’a pas encore produit de déclaration dans le dossier. « La procédure judiciaire suit son cours et vous comprendrez que dans les circonstances, je ne ferai pas de commentaires. Mais oui, la procédure prévoit que nous devons déposer une défense et, oui, nous allons en déposer une », a-t-il annoncé.

image