25 août 2016
Installations non conformes au centre aquatique
La Ville se plie aux exigences de la Régie du bâtiment
Par: Jean-Luc Lorry
La Ville de Saint-Hyacinthe effectue actuellement des travaux correctifs au Centre aquatique Desjardins pour répondre aux exigences de la Régie du bâtiment du Québec. Sur la photo, on constate qu’une main-courante a été retirée de l’une des parois du bassin récréatif. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe effectue actuellement des travaux correctifs au Centre aquatique Desjardins pour répondre aux exigences de la Régie du bâtiment du Québec. Sur la photo, on constate qu’une main-courante a été retirée de l’une des parois du bassin récréatif. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La non-conformité de certaines installations du Centre aquatique Desjardins décrétée par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) oblige la Ville de Saint-Hyacinthe, propriétaire des lieux, à effectuer des travaux correctifs qui nécessitent la fermeture des bassins jusqu’au 4 septembre.

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Lors d’une inspection effectuée en octobre 2014, les enquêteurs de la Régie avaient répertorié pas moins de six déficiences qui concernaient l’ensemble des bassins du centre aquatique. Celles-ci avaient fait l’objet d’avis de corrections et de défectuosités qui avaient été adressés il y a plus d’un an et demi à la Ville.

La RBQ demandait entre autres à la municipalité d’éliminer les encoignures dans tous les murets sous le plan d’eau du bassin (bassins semi-olympique et multifonctionnel), de rendre conformes les escaliers vis-à-vis de la rampe d’accès, ainsi que toute la promenade qui entoure le bassin récréatif, et d’éliminer les mains courantes et les murets immergés dans l’eau de la piscine (bassin récréatif).

« Des travaux de mise aux normes ont débuté et se poursuivent au centre aquatique pour faire suite aux échanges que la Ville a eus avec la Régie », indique Brigitte Massé, directrice des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe.

« Ce ne sont pas des travaux de mise aux normes, nuance Sylvain Lamothe, porte-parole de la Régie du bâtiment du Québec. La Ville a présenté des mesures différentes que nous avons acceptées. Dans la Loi, une modalité permet de proposer des solutions alternatives. On rejoint l’objectif du Code du bâtiment sans nécessairement respecter les exigences du Code. »

Selon la Régie, la possibilité de proposer des solutions alternatives évite de coûteux travaux de démolition et de reconstruction tout en réussissant à atteindre le niveau de sécurité exigé.

Les présents travaux s’inscrivent dans une première phase puisqu’une seconde phase pourrait être planifiée pendant la période des fêtes de fin d’année.

Ces travaux consistent à retirer la section d’un mur dans le bain à remous, à poser des tuiles de céramique colorées dans l’escalier d’accès au bassin récréatif, à fixer des matériaux souples sur les encoignures dans les bassins et à retirer certaines mains-courantes installées sur la paroi des bassins.

En plus, trois chaises de sauveteurs seront remplacées et un affichage signalétique sera installé pour éviter les plongeons en eau peu profonde dans le bassin semi-olympique.

Pour le moment, la Ville n’est pas en mesure de chiffrer le coût total que représentent ces travaux de correction.

Rappelons que l’an dernier, d’autres travaux correctifs relatifs cette fois au système de ventilation avaient également contraint la Ville de prolonger de deux semaines la période d’entretien annuelle. Ces travaux avaient alors représenté un montant d’environ 490 000 $.

Pour accommoder les baigneurs durant cette période de fermeture du centre aquatique, la piscine Laurier demeurera ouverte du 29 août au 4 septembre selon l’horaire régulier. Quant à ceux qui pratiquent la nage en longueur et qui détiennent un abonnement annuel, ils peuvent se rendre à la piscine du Cégep.

Baigneuse blessée

L’intervention de la Régie du bâtiment au Centre aquatique Desjardins fait suite à un incident particulier qui est survenu en février 2014.

On se souviendra qu’une adolescente de 15 ans s’était alors infligé des blessures sérieuses en sautant dans le bassin récréatif à partir d’une zone réservée à la surveillance. Dans sa chute, elle avait heurté une rampe métallique en partie immergée et destinée aux personnes à mobilité réduite.

En octobre 2014, la tutrice de la jeune victime avait déposé une poursuite en dommages de 600 000 $ à l’endroit de la Corporation aquatique maskoutaine (CAM), l’organisme responsable de la gestion et des opérations du centre.

Selon la Ville, cette rampe métallique ne devrait pas être retirée en raison de son utilité pour certains utilisateurs. Quant à la poursuite, la cause n’a toujours pas était entendue par un juge en raison d’expertises qui doivent encore être produites au dossier.

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