26 octobre 2017
Les élections à Sainte-Marie-Madeleine
Lacombe parti, deux équipes s’affrontent
Par: Benoît Lapierre
André Mousseau, de Sainte-Madeleine d’abord.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

André Mousseau, de Sainte-Madeleine d’abord. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Gilles Carpentier, de Renouveau Sainte-Madeleine.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

Gilles Carpentier, de Renouveau Sainte-Madeleine. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jacqueline Lavigne, candidate indépendante.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jacqueline Lavigne, candidate indépendante. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Pour la première fois en 44 ans, les élections municipales se déroulent sans Simon Lacombe comme candidat à la paroisse de Sainte-Marie-Madeleine. Conseiller de 1973 à 1980 puis maire durant 37 ans, le maire Lacombe a décidé de se retirer, abandonnant un poste que convoitent maintenant trois candidats, dont les chefs de deux équipes complètes de candidats aux sièges de conseillers.

publicité

Entré au conseil à l’élection partielle de 2015, Gilles Carpentier dirige l’équipe « Renouveau Sainte-Marie-Madeleine » tandis qu’André Mousseau, un nouveau venu sur la scène politique municipale, est à la tête de l’équipe « Sainte-Marie-Madeleine d’abord ». À la mairie, une candidate indépendante, Jacqueline Lavigne, tentera de se faufiler entre les chefs des deux formations.
André Mousseau ne s’en cache pas : Simon Lacombe l’avait rencontré afin de jauger son intérêt pour la mairie. « Après toutes ces années à travailler pour sa municipalité, Simon est fatigué, et il y a eu aussi son amputation (de l’avant-jambe gauche) qui ne l’a pas aidé. Et les dernières années ont été difficiles pour lui au conseil », résume-t-il.
M. Mousseau, 67 ans, est propriétaire des serres Le Cactus fleuri et est aussi président du Syndicat des producteurs en serre du Québec. Il a également œuvré comme bénévole aux loisirs de la Paroisse durant environ 25 ans.
À l’instar du maire sortant, il est contre le projet de regroupement avec Sainte-Madeleine. Les données qu’il a vues dans « l’Étude d’opportunité d’un regroupement » produite par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) à l’aide des renseignements fournis par les deux municipalités ne l’ont pas convaincu des bienfaits d’une fusion. « J’ai assisté aux soirées d’information et je dis que ce n’est pas un projet gagnant gagnant. Mais c’est clair qu’après l’élection, le projet reste sur la table et qu’on va en reparler », affirme-t-il. ll soutient, par exemple, que la facture « Sûreté du Québec » grimperait automatiquement de 280 000 $ à l’an I du regroupement en raison de la taille de la nouvelle municipalité (plus de 5000 habitants), qui atteindrait les 5380 habitants.
Voilà une affirmation que réfute son adversaire Carpentier. « Pour les services de la police, il y aurait un moratoire durant huit ans, et la facture n’augmenterait de 280 000 $ qu’à la 11e année, seulement si on garde la SQ », soutient-il. Si on en croit l’étude, il est dans le vrai. Une mesure de neutralité (pas d’augmentation) s’appliquerait à la facture SQ durant huit ans, suivie d’un amortissement dégressif de trois ans. « On économiserait en tout 260 000 $ après la fusion, et c’est très conservateur comme prévision », ajoute-t-il, reprenant une autre donnée de l’étude.
Gilles Carpentier, 70 ans, est un ex-conseiller en investissement à la retraite. Son équipe du Renouveau Sainte-Marie-Madeleine se compose de Jean-Guy Chassé, conseiller sortant, et de cinq nouveaux venus : Ginette Gauvin, René Poirier, Bernard Cayer, Pascal Daigneault et René-Carl Martin.
Du côté de M. Mousseau et de Sainte-Madeleine d’abord, on retrouve les conseillers sortants Chantal Bernatchez, Lise Cadieux et Daniel Choquette, de même que Marie-Ève Potvin, Patrick Toutant et Frederic Phaneuf. On note que le conseiller sortant Patrice Barbot n’est pas de retour aux élections.
Indépendante
Au moment où se dessinait cetaffrontement entre deux équipes, Jacqueline Lavigne avait déjà décidé de plonger dans la mêlée. Âgée de 56 ans, cette employée à temps partiel chez Les Industries Bonneville se dit prête à relever de nouveaux défis, soulignant qu’elle a toujours baigné dans la politique.
« Toute petite, je voyais ma mère travailler aux élections, du temps du Crédit social. En me présentant comme indépendante, je peux offrir le meilleur à Sainte-Marie-Madeleine et mettre fin à la chicane. »
Mme Lavigne est elle aussi opposée au regroupement avec Sainte-Marie-Madeleine, estimant que la population n’a rien à gagner dans ce projet. « On est perdant, il n’y aura pas plus de service et l’administration sera plus lourde », prédit-elle. 

image