2 janvier 2020
L’âge d’or de la raquette maskoutaine
Par: Maxime Prévost Durand

Gérard Côté a été au cœur de l’âge d’or de la raquette à Saint-Hyacinthe, dans les années 1930 et 1940, avant que la discipline ne s’essouffle. Photo Collection Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

En lançant sa série de courses en raquettes, Julien Pinsonneault tentera d’une certaine façon de faire revivre l’âge d’or de la raquette maskoutaine, marquée par la présentation du Marathon de Saint-Hyacinthe à la fin des années 1940 et les différents exploits du prolifique coureur maskoutain Gérard Côté.

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Surtout réputé pour ses quatre titres de course à pied au Marathon de Boston dans les années 1940, Gérard Côté a pourtant fait ses premières armes en raquettes. Au début des années 1930, il s’est imposé à plusieurs reprises dans le cadre de courses disputées au centre-ville de Saint-Hyacinthe, lesquelles consistaient à faire 30 tours du marché public, pour un total de 8 km.

Il a ensuite fait sa marque sur la scène provinciale et à l’étranger, battant même le record du monde du 16 km le 30 janvier 1938 lors d’une épreuve autour du parc La Fontaine, à Montréal. Il avait alors signé un temps de 1 h 03 min 46 sec.

Voyant son potentiel, l’Union canadienne des raquetteurs l’avait ensuite envoyé pour une importante compétition aux États-Unis, où il avait établi une nouvelle marque pour la distance de 12,8 kilomètres. Son premier couronnement en course à pied au Marathon de Boston, deux ans plus tard, avait été une belle occasion de mousser la course en raquettes.

À partir de 1947, le Maskoutain a organisé à son tour une épreuve dans sa ville natale, le Marathon de Saint-Hyacinthe, qui a été courue en raquettes lors de ses trois premières éditions, avant d’être convertie en épreuve de course à pied les années suivantes, peut-on lire sur le site du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.

Ces courses de 16 kilomètres (10 milles) partaient devant le marché, sur la rue des Cascades, traversaient la rivière Yamaska par le pont Barsalou pour longer la rue Saint-Pierre jusqu’à l’avenue Saint-Louis, puis revenaient par le pont Bouchard jusqu’au marché. Une boucle que les raquetteurs devaient parcourir cinq fois.

Suivies par de nombreux spectateurs massés le long du parcours, ces épreuves ont couronné chaque fois le Montréalais Lloyd Evans, littéralement imbattable en course en raquettes à cette époque, décrit toujours le Centre d’histoire.

L’histoire de la raquette en sol maskoutain remonte quant à elle au début des années 1860, lorsqu’un premier club de raquetteurs a été formé par des militaires. Depuis, la raquette a connu ses hauts et ses bas dans la région.

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