16 avril 2015
Le bénévolat dans la peau
Par: Jean-Luc Lorry
Le bénévolat est une valeur essentielle aux yeux du Maskoutain Claude Marchesseault. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le bénévolat est une valeur essentielle aux yeux du Maskoutain Claude Marchesseault. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Après s’être impliqué pendant 60 ans comme bénévole auprès d’organismes oeuvrant dans le secteur culturel, touristique, agricole, religieux, économique et sportif, le Maskoutain Claude Marchesseault a décidé qu’il était temps pour lui de tirer sa révérence.

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Son dernier mandat fut d’occuper le fauteuil de président du conseil d’administration du Rendez-vous des papilles, un festival gourmand qui cessera d’exister sous sa forme actuelle après 11 éditions.

Le père de Claude Marchesseault qui était hôtelier et épicier et sa mère, une femme engagée dans sa communauté, ont tous deux inculqué au jeune homme le goût de donner son temps aux autres.

« Le bénévolat a toujours été une valeur fondamentale chez les Marchesseault. Être bénévole est un choix de vie. On décide d’aider l’autre en devenant un semeur d’espoir », considère celui qui fut admis en 1996 à l’Académie des Grands Montérégiens en compagnie d’un certain Jean Béliveau.

Aujourd’hui, difficile d’évoquer le mot bénévolat à Saint-Hyacinthe sans y associer le nom de Claude Marchesseault.

D’ailleurs, en 2010, l’organisme Loisir et sport Montérégie a instauré le Prix Claude Marchesseault destiné à honorer des personnes bénévoles s’étant démarquées dans les secteurs du loisir et du sport en Montérégie.

Claude Marchesseault a commencé sa vie professionnelle en 1961 comme comptable à la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Richelieu-Yamaska et terminé sa carrière comme conseiller stratégique de la présidence auprès de la même institution financière.

Sur la scène municipale, il fut conseiller pendant 26 ans du quartier Saint-Joseph dont il est originaire.

Centraide

Parmi les causes qui tiennent à coeur à M. Marchesseault, celle de l’organisme Centraide Richelieu-Yamaska occupe une place de choix.

« Je me suis impliqué dès la création de cet organisme à titre de promoteur et de collaborateur. Centraide fait partie de ma personne », souligne avec fierté Claude Marchesseault.

Fondé en 1956 sous le nom de Caritas, l’organisme de bienfaisance prit le nom de Centraide Richelieu-Yamaska en 1975. « Étant un intervenant de proximité, la présence de Centraide est essentielle dans une communauté », estime-t-il.

M. Marchesseault est conscient que les temps sont durs pour les organismes philanthropiques qui ont du mal à atteindre leurs objectifs. Cette année, Centraide Richelieu-Yamaska espère amasser un montant de 1,9 M$.

La tempête du verglas en 1998 qui avait frappé de plein fouet la région fut un exemple de bénévolat pour Claude Marchesseault.

« Cet épisode demeure pour moi, un modèle de solidarité. Spontanément, nous avons vu les valeurs humaines prendre le dessus. Sans ces valeurs, les Maskoutains n’auraient pas réussi à surmonter les difficultés rencontrées lors de la crise du verglas. »

Âgé de 76 ans, Claude Marchesseault croit qu’il n’aurait pas réussi à mener à bon port ses multiples projets sans la compréhension et le soutien de son épouse Louise St-Amand.

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