15 octobre 2015
Le CCCPEM félicite les élus municipaux qui ont remporté une victoire marquante pour l’eau potable lors du Congrès de la FQM
Par: Le Courrier
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Les membres du Comité des Citoyens et Citoyennes pour la Protection de l’Environnement Maskoutain (CCCPEM) félicitent les élus municipaux qui ont remporté une victoire marquante pour l’eau potable en faisant adopter deux résolutions importantes lors du congrès de la ­Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui a eu lieu à Québec du 24 au 26 septembre.

En vertu de l’une des résolutions, la FQM appuie les municipalités qui ont entrepris une démarche commune pour obtenir une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) et invite l’ensemble des municipalités québécoises à se joindre à cette démarche visant à obtenir l’autorisation d’imposer des normes plus sévères. Adopté à l’été 2014 par le ­gouvernement provincial, le RPEP prescrit les distances entre d’éventuels forages pétroliers ou gaziers et les sources d’eau potable – distances jugées ­insuffisantes et dangereuses par les ­municipalités signataires de la demande de dérogation. 

L’autre résolution donne un appui sans équivoque à la lutte menée par la petite municipalité de Ristigouche Partie-Sud-Est contre la société gazière Gastem, qui poursuit la municipalité pour 1,5 million de dollars parce qu’elle lui a refusé ­l’autorisation de forer à proximité des sources d’eau potable.

Rappelons que 279 municipalités ­présentes dans 73 MRC et agglomérations et représentant plus d’un million de Québécois ont déjà adhéré à la démarche commune de demande de dérogation au RPEP, notamment sept municipalités de la MRC des Maskoutains, soit Saint-­Barnabé-Sud, Saint-Hugues, Saint-­Liboire, Saint-Marcel-de-Richelieu, Sainte-Marie-Madeleine (Paroisse), Saint-Pie-de-Bagot et Saint-Simon.

Les membres du CCCPEM apprécient la clairvoyance de ces élus et espère que les autres municipalités des MRC du ­territoire des Maskoutains leur emboîteront le pas. « Les maires et mairesses du Québec reconnaissent maintenant ­que les élus municipaux seront les premiers, avec leurs citoyens, à subir les conséquences des accidents impliquant des hydrocarbures, qu’il s’agisse de contamination des nappes phréatiques à la suite de forages, de déraillements de wagons-citernes, de désastres maritimes ou de bris d’oléoducs. Ces décisions ne peuvent pas se prendre au-dessus de la tête des citoyens et des municipalités sans que les premiers concernés aient leur mot à dire », affirme Jacques ­Tétreault, président du CCCPEM, comité membre du RVHQ.

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