28 mars 2013
Regroupement des organismes culturels
Le centre-ville a tout ce qu’il faut, répète la SDC
Par: Le Courrier
Selon la SDC du centre-ville, c'est dans l'ancienne Maison du bingo, à l'angle des rues Duclos et des Casacdes, que la Ville devrait loger les organismes culturels.

Selon la SDC du centre-ville, c'est dans l'ancienne Maison du bingo, à l'angle des rues Duclos et des Casacdes, que la Ville devrait loger les organismes culturels.

La Société de développement commerciale du centre-ville de Saint-Hyacinthe (SDC) n’avait pas encore dit son dernier mot dans le dossier du regroupement des organismes culturels.

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Tentant toujours d’empêcher que la Ville les envoie dans l’ancien couvent La Métairie, rue Saint-Pierre Ouest, la SDC a tenté d’intéresser le conseil municipal à un grand local vacant de la rue des Cascades, au coeur du centre-ville.

Les autorités municipales connaissent bien l’endroit puisqu’il s’agit de l’espace commercial de 25 000 pieds carrés qu’occupait La Maison du bingo, au sous-sol du 1305 rue des Cascades, dans un édifice appartenant à une entreprise de Saint-Hyacinthe, Place Maska, qui a pour administrateurs Claude Chagnon (président) et Roger Letendre (secrétaire).Jusqu’à sa fermeture en 2010, cette Maison du bingo servait en quelque sorte de vache à lait à la Ville de Saint-Hyacinthe pour le financement de ses multiples corporations de loisir, et c’est elle qui louait le local.Selon la SDC, ce serait l’endroit rêvé où loger les 15 ou 16 organismes qui se retrouveront à la Métairie si la Ville met à exécution son projet de réaménagement du couvent au coût de 6,1 millions $.« Le conseil municipal a retenu l’ancien local des Soeurs de la Charité (La Métairie) pour relocaliser les organismes culturels et sportifs, projet qui s’avère dispendieux et contesté tant au niveau du site que du coût. Sa valeur patrimoniale est d’ailleurs mise en doute et Saint-Hyacinthe aura l’opportunité très prochainement de protéger des pans beaucoup plus importants de son patrimoine », peut-on lire dans la lettre que la SDC a transmise au directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, le 27 février.

Étalement urbain

La SDC soutient que le projet La Métairie ne pourra que provoquer de l’étalement urbain, tandis que, selon elle, un regroupement des organismes au centre-ville « permettrait de rencontrer la majorité des objectifs recherchés et de rendre notre centre-ville plus performant, plus dynamique et plus fréquenté. »

Elle fait valoir que l’emplacement proposé possède beaucoup d’avantages : le local est vaste et assez haut (10,6 pieds), il est bien équipé en toilettes et gicleurs, il se trouve au coeur du centre-ville, dans un secteur pourvu de 450 cases de stationnement et on peut y accéder par trois rues (Cascades, Duclos et Mondor). La SDC ajoute que cet espace bétonné, qui peut-être subdivisé très rapidement, est offert en location au prix de base de 10 $ le pied carré, ce qui fait 250 000 $ par an. Il s’agirait d’une dépense de l’ordre de 5 millions $ sur 20 ans, comparativement à 14,5 millions $ pour La Métairie, après un investissement de 10 millions $ au départ, estime la SDC.À peine avait-il examiné cette proposition que le conseil municipal répliquait en lançant les appels d’offres aux professionnels de la région intéressés au projet La Métairie. Ils ont été publiés dans l’édition du COURRIER du 14 mars. « Ça a été regardé (la suggestion de la SDC), mais le conseil maintient son orientation de localiser les organismes à la Métairie », a indiqué le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier. Mais la Ville ne pourrait-elle pas exploiter les deux emplacements, et éviter ainsi l’obligation d’agrandir La Métairie? « Tout est toujours possible, mais ensuite, il faut administrer tout ça. Et plus on est éparpillé, plus c’est difficile à gérer. En regroupant tout le monde au même endroit, on veut créer une synergie entre les organismes », a répondu le maire Bernier.De son côté, la conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, croit toujours que les organismes en mal d’un local permanent, dont ceux qui occupent encore le vieux Centre culturel, devraient être logés au coeur du centre-ville. Mais elle ne semble pas convaincue que l’ancienne Maison du bingo ferait l’affaire. « Le Service des loisirs nous dit que les dimensions du local ne conviennent pas, malheureusement. Mais ma position reste la même : oui, on veut revitaliser le centre-ville, mais pour le revitaliser, il faut y amener des activités », soutient-elle.

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