27 septembre 2018
Le centre-ville, j’en appelle aux élus!
Par: Le Courrier

La partie nord de Saint-Hyacinthe jouit d’un essor spectaculaire. Cela est des plus rentables en ce qui concerne les revenus des différentes taxes d’affaires et autres. Nul ne peut être contre la vertu, direz-vous. Par contre, malgré les dires de certains de nos dirigeants, le centre-ville,lui, est plutôt laissé-pour-compte. 

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M. le Maire, lors de son exposé présenté au Centre de congrès au printemps dernier, stipulait qu’il était temps maintenant de se pencher un peu plus vers le centre-ville. Là encore, on ne peut pas être contre la vertu, mais rien n’a bougé depuis.

La rénovation du Marché Centre amènera certainement une clientèle ciblée dans l’achat de produits spécialisés. Nous apprenions dernièrement que la rénovation prochaine de la promenade Gérard-Côté ne serait pas aussi prochaine qu’on l’espérait. Pas de subventions, pas de rénovations? Il faudra rapidement que nos élus provinciaux et fédéraux se mettent de la partie si on veut voir ce projet se réaliser à court terme. Quatre ou cinq ans, c’est une éternité quand on a présentement une place d’affaires au centre-ville.

Je ferai remarquer à nos élus qu’il est encore vraiment très difficile de stationner au centre-ville et que, si on augmente éventuellement l’achalandage, ce sera pire encore. Souvent, on persiste encore à nous dire qu’il y a suffisamment de places de stationnement en tout temps, y compris les soirs de spectacles. Pourtant, une étude relativement récente de Saint-Hyacinthe Technopole démontrait qu’environ 1 200 cases de stationnement devraient être rajoutées pour respecter les mêmes normes appliquées au nord de la ville. On se contenterait bien de 400 ou 500 cases supplémentaires pour l’instant.

De mon côté, je me rends à mon restaurant du centre-ville tous les jours et cela à des heures différentes. Je constate facilement le manque d’espaces adéquats. Si je stationne devant un horodateur, j’espère toujours ne pas dépasser de quelques minutes, car les contraventions se donnent très rapidement. Et que dire des touristes ou des personnes désirant venir dépenser chez les commerçants du centre-ville ou des gens venant assister à des conférences ou à des spectacles?

Se promener au centre-ville? C’est souvent le désert, sauf sur un petit bout de la rue des Cascades qui a un atout certain : des zones de stationnement gratuit de 90 ou 120 minutes. Pour les commerçants des autres rues comme Saint-Antoine, Girouard ou les rues transversales, il en est tout autrement.

Depuis l’instauration des fameux horodateurs, le centre-ville ne cesse de se vider et cela n’aide en rien au développement de ce dernier. Cette mesure devait rapporter des sommes considérables en taxes indirectes, mais ce n’est pas le cas. La désaffection du centre-ville fait en sorte que ces derniers sont peu utilisés. Ils sont carrément un frein au développement. Si les élus ne réagissent pas rapidement et ne viennent pas au secours des boutiques et restos du centre-ville, il y aura encore des fermetures et la désertification s’accentuera rapidement. Les taxes d’affaires et autres diminueront par le fait même. Bien sûr, un commerce très spécialisé continuera d’avoir sa clientèle, mais ne bénéficiera pas de l’achalandage des passants. Si vous êtes un restaurateur ou opérez un autre type de commerce moins spécialisé, c’est une autre histoire. Le manque d’achalandage fait diminuer le chiffre d’affaires de ces autres commerçants.

Comment pouvons-nous aider notre centre-ville à respirer un peu plus?

La gratuité et l’augmentation significative de places de stationnement seraient un très bon début. Déjà, les 139 cases promises en arrière du Jean Coutu est un projet qui tarde à se concrétiser. Les horodateurs devraient être complètement enlevés sur toute la superficie du centre-ville et remplacés par des zones de 120 minutes de 9 h le matin à 17 h. Cette mesure serait positive et bénéfique pour tous. On conserverait une rotation dans les cases de stationnement tout en permettant une meilleure affluence. Il faut avoir une vision à long terme et non à court terme.

Il faut aussi aménager le quadrilatère partant de la rue Robert jusqu’à la rue Saint-Joseph d’est en ouest et des rues Saint-Antoine à Girouard du sud au nord pour en favoriser le développement commercial dans un environnement bien éclairé et sécuritaire. Le centre-ville, ce n’est pas juste le tour du marché.

Mesdames et messieurs les élus, j’espère que vous serez sensibles et à l’écoute de nos attentes trop longtemps mises de côté. S’il vous plaît, agissez rapidement dans ce dossier qui traîne depuis trop longtemps.

Cette lettre ne se veut pas une critique, mais plutôt un appel à l’aide de plusieurs commerçants du centre-ville ayant tous investi des sommes considérables dans leur place d’affaires dont ils sont fiers.

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