2 avril 2020
Durant la crise de COVID-19
Le Club de karaté maskoutain se tourne vers les cours virtuels
Par: Maxime Prévost Durand

À défaut de pouvoir se réunir en gymnase, les membres du Club de karaté maskoutain peuvent suivre des cours en direct avec leurs instructeurs sur la plateforme Zoom. Photo gracieuseté

Ce n’est pas parce qu’on ne peut plus se réunir qu’on ne peut pas continuer de garder la forme. Le Club de karaté maskoutain l’a bien compris et offre depuis un peu plus d’une semaine des cours virtuels en direct à ses membres pour qu’ils puissent conserver certains acquis appris durant la session.

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Comme c’est le cas pour tous les clubs sportifs, les activités du Club de karaté maskoutain ont été suspendues en raison de la crise de COVID-19. Mais les instructeurs Ricardo Ferro et Lucie Hébert ont décidé de se tourner vers la technologie pour poursuivre leur mission.

« On est là pour amener quelque chose à la communauté et on veut continuer de le faire, même en temps de crise », mentionne M. Ferro.

Déjà, quatre sessions d’entraînement en ligne ont été données par les instructeurs sur la plateforme Zoom, une application de vidéoconférence qui leur permet de joindre leurs membres en restant chacun chez soi. S’ils n’étaient qu’une douzaine la première fois, ils sont déjà plus d’une trentaine à participer à ces cours maintenant.

« Le but était de briser l’isolement et de regrouper les gens. Tous ceux qui ont participé étaient très contents de se retrouver », indique M. Ferro, qui se trouvait lui-même en quarantaine jusqu’à samedi en raison d’un récent retour de voyage.

Chaque mardi et jeudi soir, ainsi que le samedi matin, les instructeurs donnent rendez-vous à leurs membres, gratuitement, pour un entraînement de groupe d’une heure. Puisque chacun se trouve dans des espaces plus limités en étant chez soi, ces entraînements se limitent aux aspects plus techniques du karaté et aux mouvements de kata. Tout a été pensé pour que les mouvements pratiqués se limitent à un pas devant, derrière ou de chaque côté.

La plateforme utilisée pour ces séances permet une interaction similaire à celle d’un cours réel entre les instructeurs et les membres. « Si quelqu’un a une question, il lève la main et on le voit à l’écran, alors on peut lui répondre. »

Déjà habitué à la vidéoconférence en raison de ses fonctions professionnelles antérieures, l’instructeur a néanmoins eu besoin d’une certaine période d’adaptation pour se familiariser avec Zoom, concède-t-il. « Ça m’a pris une semaine pour m’habituer. J’en arrache encore un peu des fois. Soit on voit juste mes genoux ou mes cheveux, dit-il en riant. Ça demande un apprentissage, mais on y arrive. »

En plus de continuer de faire bouger ses karatékas, M. Ferro remarque que des parents, des frères et des sœurs des membres se joignent parfois à eux, même s’ils ne font pas de karaté habituellement. « On les voit apparaître derrière et ils font le cours eux aussi. »

Des hauts gradés d’autres clubs au Québec ont même participé à certains cours jusqu’ici et l’initiative du club maskoutain semble en inspirer d’autres à suivre la parade, se réjouit M. Ferro.

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