3 mai 2012
Son local actuel ne convient plus
Le Comptoir-Partage La Mie va déménager
Par: Le Courrier

Trop à l’étroit dans son local du 830, avenue Laframboise, le Comptoir-Partage La Mie se retrouvera dans un nouvel espace à la fin juin. Mais il n’ira pas très loin : il emménagera quelques dizaines de mètres plus bas, au rez-de-chaussée du Grand Château, au coin des rues Mondor et Girouard. C’est à cet endroit que le comptoir alimentaire pour les personnes dans le besoin accueillera à nouveau sa clientèle à la mi-août.

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« Le 20 juin, ce sera notre dernier mercredi ici », a confirmé la directrice générale du Comptoir-Partage La Mie, Cécile Baillargeon. Elle a avoué qu’il n’avait pas été facile de dénicher un autre emplacement plus grand au centre-ville. « On ne peut pas placer un organisme comme le nôtre n’importe où », souligne-t-elle, précisant que la Ville de Saint-Hyacinthe avait donné son aval au projet de déménagement.

Actuellement, le Comptoir-Partage La Mie exploite au maximum les 1 900 pieds carrés qu’il occupe depuis 11 ans dans l’édifice de la rue Laframboise. Le mercredi matin, quand la clientèle du Comptoir y afflue pour s’approvisionner en nourriture, c’est à peine si on peut circuler entre les étalages de pain, de légumes, de conserves et les 15 congélateurs alignés le long des murs du magasin.Mais au Grand Château, un édifice patrimonial qui fut d’abord Le Grand Hôtel (1887-1974), le Comptoir occupera le local de 4 000 pieds carrés qu’a délaissé l’Académie de coiffure Secret de Beauté. Mme Baillargeon pourra y faire aménager une grande chambre froide et une chambre de congélation qui remplacera les gros congélateurs actuels, de vieux appareils énergivores. Évidemment, toutes ces améliorations ne se feront pas par magie. « Au départ, c’est 20 000 $ juste pour la chambre froide. Il nous faudra trouver de 35 000 $ à 40 000 $ avant de dire qu’on couvre toutes nos dépenses. C’est un gros coup à donner, il faut accumuler les dons », explique Mme Baillargeon. Tout comme la trentaine de personnes qui se relaient chaque semaine pour lui donner un coup de main, elle oeuvre bénévolement au Comptoir-Partage La Mie. « C’est une grosse barque à mener, mais on est content », confie la directrice générale.Le Comptoir s’approvisionne principalement auprès de La Moisson maskoutaine, mais doit aussi effectuer des achats en épicerie chaque semaine, de la viande congelée principalement. « À part ce que La Moisson nous envoie, on achète entre 54 000 $ et 58 000 $ de nourriture par année », souligne-t-elle.Le mardi matin, c’est l’arrivée des denrées au Comptoir-Partage La Mie. Toute la marchandise est alors triée, mise en sacs et placée dans des bacs de présentation par les bénévoles. Puis arrive la journée de distribution du mercredi; il n’est pas rare qu’à l’ouverture du Comptoir, à 8 h 30, la file de clients s’étire jusqu’à la rue Dessaulles. « Il y en a qui arrivent même à 4 h du matin pour prendre leur place », raconte Mme Baillargeon.Le Comptoir aide des personnes seules, des immigrants, des familles comptant jusqu’à six, sept ou huit enfants qui répondent à certains critères économiques et qui résident à Saint-Hyacinthe. Actuellement, l’organisme compte 293 membres, c’est-à-dire des individus et des familles qui se sont procuré une carte de membre annuelle de 3 $. Chaque mercredi, ces membres n’ont qu’à débourser 5 $ pour avoir droit à un panier d’épicerie valant 90 $ ou 95 $, en moyenne. « Les besoins augmentent. Je me demande ce qui arriverait si on n’était pas là », assure Cécile Baillargeon. Outre l’appui qu’il reçoit de La Moisson maskoutaine, le Comptoir-Partage La Mie bénéficie entre autres de l’aide financière de Centraide, de la Ville de Saint-Hyacinthe, du clergé et de nombreuses communautés religieuses.

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